dimanche 6 novembre 2011
Tarte fine (et express) poires-gorgonzola-noix

Je crois que le mot express va devenir mon adjectif favori pour les semaines à venir ! Je vous passe l’énoncé fastidieux de tous mes maux de grossesse et de la mobilité limitée qui s’en suit. Il reste que, ces jours, ma motivation culinaire est inversement proportionnelle à la longueur de la recette à préparer. The faster, the better !
La recette qui suit ne mérite peut-être pas ce nom tellement elle est simple, mais elle est si savoureuse que je ne résiste pas à l’envie de vous la livrer. Il faut aussi dire qu’à part des soupes régulières, je cuisine peu ces derniers jours et expérimente encore moins. Même les goûters maison se sont fait la malle récemment ! Il reste cette petite merveille de tarte que je serais capable de faire un jour sur 2 si je m’écoutais tant les poires me tendent les bras en cette saison. Veillez à la qualité de ces dernières et à celle du fromage utilisé et servez cette tarte avec une salade et/ou une soupe pour un dîner rapide mais complet et gourmand.
Tarte fine poires-gorgonzola-noix
Pour 2 personnes en plat et 4 en entrée
* 1 pâte brisée (même pas faite maison pour le côté express…On doit pouvoir pousser le vice jusqu’à utiliser de la pâte feuilletée !)
* 80 à 100 g de gorgonzola
* 2 poires moyennes (ou 1 grosse) bien mûres (j’ai utilisé des poires Williams)
* quelques cerneaux de noix
1 – Préchauffez le four à 210°C.
2 – Etalez la pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier cuisson et piquez-la à la fourchette.
3 – Etalez le gorgonzola sur la pâte à l’aide d’une cuillère à soupe.
4 – Epluchez et coupez la (ou les) poire(s) en lamelles et disposez-les en marguerite sur le gorgonzola.
5 – Parsemez le dessus de la tarte de cerneaux de noix coupés en petits morceaux.
6 – Enfournez pour 15 minutes. Servez chaud (cette tarte perd beaucoup de son attrait une fois réchauffée : mangez-la toute le jour-même – vous devriez y arriver sans peine !).
Et vous, quelle est votre recette express ?
samedi 22 octobre 2011
Rochers express beurre de cacahuète-flocons d'avoine-chocolat

Quand vous lirez ce billet, je serai en train de me faire papouiller dans un spa où l’on prendra soin de mon corps de future maman (et ça, ce n’est pas du luxe !). Mais je ne vous laisse pas sans ressources en ce week-end de premiers frimas, où des bouchées sucrées seront du plus grand réconfort accompagnées d'une tasse de thé bien chaud.
Ces bouchées ont largement mérité le qualificatif d'«express» car elles se préparent en 5 minutes chrono et nécessitent en tout et pour tout un saladier et une cuillère. Je les ai préparées avec Antoine pour le goûter de dimanche dernier et les ai refaites dans la foulée lundi tellement elles avaient été vite dévorées (vive le congé mater qui permet de préparer des goûters maison !).
Je tire la recette du (d’un des, devrais-je dire, vu sa riche production de la rentrée) dernier livre de Cléa, Flocons d’avoine, paru en septembre aux éditions La Plage, dans la collection Les Toqués du bio. Un petit livre très abordable, d’une vingtaine de pages, imprimé sur papier recyclé et contenant environ 15 recettes. Comment Cléa fait-elle pour garder un rythme de publication si soutenu ? Je lui ai posé la question lors de la séance-dédicace qui a eu lieu à Zone Verte il y a 3 semaines. L’organisation, m’a t-elle répondu, avouant même pécher par excès en la matière.
C’est tant mieux pour nous, même si je n’arrive personnellement pas à suivre ce rythme dans ma production ! J’en suis encore à explorer ses livres sur le citron et le potimarron, deux des livres de cuisine qui ont été parmi les derniers à rejoindre mes cartons de déménagement (c’est un signe !).
Fan de flocons d’avoine, je ne pouvais cependant pas passer à côté de ce nouvel opus, qui reprend les recettes de base du porridge, du muesli, du granola et des barres, salées ou sucrées. J’aime l’avoine sous toutes ses formes, mais ce sont les rochers qui m’ont tout de suite fait de l’œil. Que ce soit à cause de leur facilité et de leur rapidité de réalisation ou à cause des ingrédients gourmands qui les composent - cinq au total, tous ingrédients «du placard» par excellence.
Il ne manquait dans mon placard que le beurre de cacahuète, que j’ai laissé tomber depuis que j’ai quitté les US. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir apprécié en leur temps les peanut butter and jelly sandwiches (sandwiches de pain de mie tartinés de beurre de cacahuète et de gelée de raisin). Après la pâte de noisettes, d’amandes et de sésame, ce sont donc les cacahuètes qui ont trouvé le chemin de mes tiroirs pour cette recette facilement réalisable par de jeunes enfants.
Une fois n'est pas coutume, j'ai réduit la proportion de sucre par rapport à la recette de Cléa. J'ai également modifié l’ordre d’ajout des ingrédients par rapport à la recette originale afin que la préparation soit plus facile à mélanger et à étaler sur la plaque de cuisson. J’ai utilisé des chunks de chocolat (de chez Detou) par facilité, au lieu du chocolat concassé. Cela donne des rochers ponctués de gros morceaux de chocolat, mais j’en connais beaucoup qui n’y voient aucun inconvénient ! Ne faites pas des rochers trop gros, pour avoir le plaisir de vous resservir et de savourer sans peine le croquant de la texture.

Rochers express beurre de cacahuète-flocons d’avoine-chocolat, selon la recette de Cléa
Pour une vingtaine de petits rochers (comptez au moins 5 rochers par personne au goûter)
* 30 g de sucre complet (au lieu des 50 g initiaux)
* 1 œuf
* 30 g de beurre de cacahuète
* 50 g de chocolat noir à pâtisser
* 80 g de petits flocons d’avoine (bio, de préférence)
1 – Préchauffez le four à 180°.
2 – Battez l’œuf et le sucre ensemble dans un saladier.
3 – Ajoutez successivement le beurre de cacahuète, puis le chocolat, puis les flocons d’avoine et mélangez à chaque étape.
4 – Sur une plaque de cuisson recouverte de papier cuisson, formez de petits tas avec le mélange. Enfournez pendant 15 minutes.
NB : Cléa propose également une autre option qui consiste à ne pas incorporer le chocolat mais à le faire fondre et à y tremper les rochers une fois cuits.
Et vous, que faites-vous avec des flocons d’avoine ?
Flocons d’avoine, de Clea, éditions La Plage, 3,95 euros
dimanche 16 octobre 2011
Goûter d'automne : poires et noix

Dimanche dernier, 17h passées. Le cake est à peine enfourné, la chantilly encore à faire, porter les assiettes à dessert suffit à empirer mes contractions et je me demande soudain pourquoi je me suis lancée dans ce goûter alors que je suis pétrie de douleurs diverses et de fatigue. Je sais pourquoi ! Ma gourmandise et ma motivation à servir mon repas préféré de la journée, autour de produits de saison qui se marient à merveille, sont les plus fortes.
Poires et noix, un mariage d’amour. Des fruits qui sentent l’automne et déversent généreusement leur jus dans cette recette. Des fruits secs locaux (ou quasi : Grenoble est à deux pas de Lyon), de caractère, riches en acides gras polyinsaturés, décortiquées le matin-même avec mon petit chat, qui a gentiment ramassé les coquilles qui volaient dans la cuisine.
Pour le cake, je ne suis pas allée chercher bien loin. Lectrice régulière de Cléa cuisine, je n'avais pas manquer de relever sa récente recette de cake aux noix. Pour une fois, je l’ai à peine modifiée, ajoutant 30g de sucre aux 80 g initiaux (j'ai zappé la mélasse, que je n'avais pas en stock), car je sais que les recettes de Cléa ne sont généralement pas assez sucrées à mon goût. Ultra facile à faire, le cake est mœlleux et goûtu, avec un goût de noix bien présent mais pas écœurant.
C’est cependant la recette de poires rôties aux épices de Chantal qui était le clou du goûter, brillant par sa simplicité. Mon amie Chantal ne lit pas mon blog (shame on her !), mais ça ne l’empêche pas d’aimer cuisiner et partager ses recettes. Elle tire celle-là de son amie Hortense et m’a assuré que ses enfants l’aimaient tant qu’ils la réclamaient pour leurs goûters d’anniversaire.
Ne négligez pas la chantilly en accompagnement : c’est elle qui va finir de séduire les invités. La mienne est à parfaire : j’ai en effet utilisé du lait de coco, que je n’avais en plus pas pris le temps de faire refroidir. J’adore ce goût subtil et légèrement exotique du lait de coco – végétalien, qui plus est - qui m’a valu pas mal de succès monté en chantilly dans mes verrines d’été. Cependant, il aurait probablement mieux valu de la crème de coco, ou de la crème fraîche, plus riche et plus classique (Chantal utilise de la crème entière).
L’assiette de notre goûter d’automne était donc composée d’une part de cake aux noix, et de quelques tranches de poires rôties couvertes de chantilly coco-cardamome (désolée pour cette photo prise à l'arrache avec mon Iphone). Les plus gourmands ont même eu droit à un reste de gâteau à l’orange de ma belle-mère (un truc plein de sirop, trop sucré à mon goût). Les invités sont repartis repus et heureux et je me suis auto-proclamée reine des goûters !
Poires rôties aux épices de Chantal
Pour 4 personnes environ
Pour les poires :
* 4 poires, impérativement bien mûres (Chantal adore les Louise Bonne, je leur préfère les Williams)
* 1 c.c. de 4-épices
* 3 c.s. généreuses de miel (j’ai pris du miel de lavande)
Pour la chantilly :
* 200 ml de lait ou de crème de coco (cf. remarques ci-dessus)
* 2 c.s. de sucre glace
* 1 gousse de cardamome (la mienne a été rapportée du Kerala par Flo Makanai. Classe, non ?!...) dont vous aurez écrasé les graines au mortier (ou avec le plat d’un couteau)
1 – Quelques heures à l’avance (pas comme moi…), mélangez les ingrédients de la chantilly et versez-les dans un siphon (ou montez la chantilly au fouet). Réservez au frais.
2 - Pelez les poires, ôtez-en le cœur et coupez-les en 4. Disposez ces quarts dans un plat allant au four, la partie bombée tournée vers le haut.
3 – Préchauffez le four à 180°.
4 – Faites fondre le miel, auquel vous aurez ajouté le 4-épices, dans une casserole puis répartissez-le sur les poires.
4 – Enfournez pour 30 minutes.
5 – Servez les poires surmontées de chantilly fraîchement servie et accompagnées d’une tranche de cake aux noix.
Et vous, quel est votre goûter de roi/reine ?
dimanche 9 octobre 2011
Le Carrot Cake de Chez les Morues

Je lis régulièrement les bons plans de My Little Lyon et n’avais pas manqué de relever la nouvelle adresse donnée à la rentrée vantant « le meilleur carrot cake de la ville ». A défaut de trouver le temps de faire de la pâtisserie une semaine après mon déménagement, j’ai pris la peine de gravir la rue Romarin, poussée par ma gourmandise et ma curiosité (dans mon état, je vous l’assure, l’ascension de cette rue du bas des pentes de la Croix-Rousse s'apparente à celle de l’Everest !).
Qu’elle ne fût pas ma surprise de découvrir que Chez les Morues n’est autre que l’ancien Bébé Terrien, "la première boutique dédiée à la parentalité et à l’enfance pour une consommation responsable » créée à Lyon fin 2007. Emma, sa fondatrice, a en effet dû réinventer son concept suite à la concurrence (qu'elle juge déloyale) des sites web bio axés sur la petite enfance (Brindilles, pour ne pas le citer).


Si un coin Bébé Terrien perdure dans le grand local tout en vitres, il est dorénavant réduit à sa plus simple expression (quelques vêtements, jouets et produits d’hygiène pour enfants) et c’est donc la friperie vintage (spécialisée 60s, 70s et 80s) qui a pris le pas. Un espace est toujours réservé à la petite restauration, proposée sous l'enseigne Kissaten (café, en japonais), autour de produits frais issus d’une agriculture locale et raisonnée. Les pâtisseries sont faites maison, les jus de fruits pressés sous vos yeux et une sélection de plats et de soupes est proposée pour le déjeuner. En plus de ce gai mélange d'activités, Emma organise des événements culturels tous les 15 jours pour faire vivre le lieu.
Et le carrot cake dans tout ça ? Goûtu, fondant, joliment épicé mais un peu trop compact à mon goût, plus proche du pain d’épices que de la pâtisserie de mes souvenirs américains. Je le préfère plus aéré, avec les carottes râpées qui se laissent encore deviner. Si vous passez dans le coin, je vous le recommande quand même. Vous trouverez peut-être une fripe pour l'accompagner !

Chez les Morues / Bébé Terrien / Kissaten
4 rue Romarin
69001 Lyon
métro Hôtel de Ville ou Croix-Paquet
04 72 00 27 72
Ouverture du mardi au samedi de 11h à 19h
Brunch le samedi
La part de carrot cake : 2,5 euros à emporter / 2,8 euros sur place
Le prochain événement culturel Chez les Morues, c’est là.
mercredi 21 septembre 2011
Le péché de septembre

On nous a offert ces biscuits au début du mois et j’ai vite déploré le fait qu’ils viennent de l’autre bout de la France, en l’occurrence, de Sortosville-en-Beaumont, en Normandie. Comment allions-nous nous en passer ? Une commande web semblait s’imposer ! Et puis la Maison Cellerier, aux Halles de Lyon, s’est révélée une source inespérée (quoique pas permanente). Et la question est alors devenue : comment ne pas en abuser ?
Addictifs, ils sont addictifs, ces biscuits de la Maison du Biscuit ! Fondants, mœlleux, pas trop sucrés, d’une taille telle qu’on peut en manger un seul pour un petit plaisir ou deux ou trois pour calmer la faim. Je ne connais que la gamme « financiers » mais ose présager du fait que les autres gammes (cookies - aux éclats de caramel d’Isigny, notamment -, palets normands, congolos, etc) sont aussi réussies.
Comme tous les autres produits de la Maison, ces financiers sont fabriqués artisanalement. Ils contiennent des blancs d’œuf, des amandes, de la farine de froment, du beurre Bordier (à hauteur de 12,8% !.... Moi qui utilise si chichement le beurre en cuisine habituellement ose à peine y penser…), du miel et de la compote de pommes, issus « le plus souvent possible » du terroir normand. Sans aucun colorant ni conservateur, ils ont une DLC de 2 mois (dites-moi si vous arrivez à les garder aussi longtemps !) et peuvent même se congeler.
La Maison du Biscuit a été créée en 1990 par Marc Burnouf et sa femme, Carole. Ils perpétuent ainsi un savoir-faire familial qui se transmet de génération en génération depuis 1903, date à laquelle la première boulangerie familiale a été ouverte dans la Manche. Le dernier né de cette fabrique artisanale est un brownie au chocolat aux éclats d’orange qu’il n’est possible de goûter que sur place à la boutique. Bon, ben, je vais me rabattre sur mes financiers alors !....
Et vous, quel produit artisanal avez-vous découvert récemment ?
Financiers La Maison du beurre Bordier (7,5 euros les 550 g chez Cellerier : appelez pour être sûr/e qu'ils en ont en stock)
La Maison du Biscuit
50270 Sortosville-en-Beaumont
Tel : 02 33 04 09 04
Boutique ouverte 7 j/7 de 8h30 à 19h (sauf en janvier) - salon de thé
En vente sur les marchés de la région, en ligne et dans une sélection d’épiceries fines de l’hexagone

mercredi 14 septembre 2011
Les bons plans foodies de la rentrée

Gobi, mon nouvel ami
La rentrée est passée, avec son lot de paperasse et d’émotions diverses. Chez nous, on se prépare (lentement, gros bidon oblige) à déménager et à investir notre nouvelle maison, après quelques travaux. Si je ne peux pas cuisiner autant que je le souhaiterais, je n’en suis pas moins à l’affût de tout ce qui est culinaire. Petit florilège de ce qui réjouit mes papilles en ce mois de septembre.
Un nouveau repère pour le Ninkasi, à la Croix-Rousse, mon quartier de prédilection à Lyon. Notre brasseur local n’en finit pas de s’étendre avec 6 bars à bière à Lyon et un à Saint-Etienne, en plus du grand Ninkasi Gerland,doté d’une salle de concert, le Kao, qui fête ses 14 ans cette année. Si je ne suis pas une fan de bière (surtout dans mon état !), j’aime l’ambiance de ces « lieux de brassage », qui ont su dynamiser ma bonne vieille ville. J’aime aussi l’amplitude des heures d’ouverture (11h à 23h affiché sur le panneau extérieur vs. 6h30 à 1h 7j/7 annoncé sur le site web). En revanche, j’ai beaucoup moins aimé la salade Cæsar (8,4 euros, une des moins chères de la carte) que j’ai mangée en terrasse avec une amie. C’était le degré zéro de la cuisine : beaucoup de salade verte, du poulet insipide et quelques tranches de tomates qui se couraient après. Heureusement qu'il y avait beaucoup de fromage pour égayer le tout ! On aurait mieux fait de miser sur les burgers, avec frites et pain maison….
Dans un registre plus classique, j’ai enfin découvert l’ancienne brasserie de Mathieu Viannay, le M. Elle a été reprise il y a un an par Julien Gautier, son chef, ancien de Léon de Lyon, qui assure aux fourneaux avec une carte gourmande et bien réalisée, à défaut d’être très originale. J’ai bien commencé le dîner avec la soupe tomate-poivron rouge accompagnée de sa tartine fromage frais-filet de sardine et n’ai pas été déçue par la suite de noix de pétoncle poêlées servies avec un risotto au parmesan fondant à souhait. J’ai eu du mal à trouver de la place pour le dessert mais n’aurais pas pu repartir sans (re)goûter les ultra gourmandes madeleines au miel (une tradition Viannay, semble-t-il, perpétuée chez La Mère Brazier).
Mon coup de cœur écologique de la rentrée s’appelle le Gobi. Oui, comme le désert, sauf que cette bouteille réutilisable vise justement à lutter contre la pollution liée aux bouteilles d’eau et gobelets en plastique jetable. Le Gobi a tout pour lui : fabriqué en France, en Tritan (un nouveau plastique alimentaire sans BPA), léger (moins de 100g), compact (40 cl), durable, lavable en machine et économique (moins de 15 euros). N’hésitez pas à voter pour lui (avant le 29 septembre) à l’occasion des Green Business Awards organisés par BFM. Qui voudrait faire une commande groupée (1 Gobi offert pour 5 achetés) sur Lyon avec moi ?
Dans l’idée des échanges ou des groupements, Le Parfait, le spécialiste des bocaux en verre, a lancé une plateforme d’échanges appelée « Bocal en Troc ». Sur le même principe, le site Super Marmite vous permet de partager vos plats ou d’acheter ceux du voisin. Je rêve d’un jour où j’aurai trop de pots de chutney et pourrai les troquer…
Et vous, quels sont vos bons plans de la rentrée ?
samedi 3 septembre 2011
B&B is back... avec un crumble aux pêches de vigne !

Non, je n’ai pas pris 3 mois de vacances, tout juste 3 semaines (dans notre idyllique cabanon). Mais qu'est-ce qui m'a tant occupé en juin, juillet et août ? (et aviez-vous seulement remarqué mon absence de la blogosphère ?!...) Les nausées (de grossesse : oui, la dernière, avant la quarantaine ;-), les papiers (pour acheter une maison, à Lyon, ou presque, celle-ci) et les idées (dans le cadre de mon engagement associatif accrû depuis mai).
Mon blog m’a-t-il manqué, lui qui faisait partie intégrante de ma vie ? Je ne saurais le dire, toute occupée à ces autres projets que je suis. Le break technologique du mois d’août m’a cependant été particulièrement profitable. Après plusieurs semaines à ne se préoccuper que de soleil et d’eau, à écouter et observer la nature environnante, à se nourrir de légumes et fruits frais et locaux, qui nécessitent à peine de cuisine, difficile de renouer avec la vie citadine, malgré le confort qu’elle apporte.
La question est plutôt : le blog VOUS a-t-il manqué ? N’ayant pas – encore – la réponse, je refais une petite incursion avec une recette sucrée, avant un semestre bien chargé (travaux, déménagement, naissance, et ouverture d’une nouvelle affaire pour Gilbert) dont je ne sais pas quelle place il laissera au blog...
Cette recette n’a rien de très original, mais elle nous a tellement régalés cet été que j’ai eu envie de la partager ici, même si j’y ai déjà proposé trois crumbles (un noisettes-chocolat aux poires, un poires, spéculoos et fleur de sel et enfin, un crumble de noisettes sur gratin de courge).
Je ne sais pas si c’est la semoule (une idée tirée du magazine Cuisine by Cyril Lignac) ou le beurre (qui a fait son grand retour chez moi cet été grâce à - ou à cause de ? - cette pâtisserie) qui a permis que le croquant du dessus de la pâte rivalise parfaitement avec le fondant du dessous, mais j’ai à chaque fois eu du mal à ne pas me resservir plus de… 2 fois, et je n'ai pas été la seule ! J’ai d’abord fait ce crumble dans la Drôme avec un mélange d’abricots Bergeron (adoucis par du miel de lavande) et de pêches et n’ai été inspirée par les pêches de vigne qu’après un passage chez Zone Verte, de retour à Lyon. Profitez-en vite pendant que c’est la saison : ces belles rustiques rougeaudes développent tout leur goût dans ce dessert anglo-saxon.
Crumble aux pêches de vigne
Pour 4 à 6 personnes (par exemple : 4 personnes après un repas léger ou 6 personnes à goûter)
* 3 à 4 grosses pêches de vigne bien mûres
* 125 g de poudre d’amandes
* 100 g de farine
* 75 g de semoule
* 90 g de sucre non raffiné
* 1 pincée de sel
* 90 g de beurre
1 – Pelez les pêches puis coupez-les en morceaux directement dans un plat à gratin de taille moyenne.
2 – Préchauffez le four à 180°C.
3 – Mélangez les ingrédients secs dans un saladier puis émiettez-y le beurre ramolli afin d’obtenir des miettes (crumbles) de pâte.
4 – Répartissez le crumble sur les fruits et enfournez 30 minutes. Dégustez tiède (accompagné d'une boule de glace vanille pour les plus gourmands).
mardi 31 mai 2011
The Help (La Couleur des sentiments) de Kathryn Stockett

1962 - Jackson, Mississipi. Je m’appelle Skeeter. Je suis grande, maigre, blanche, mes cheveux blond pâle sont indomptables. Je passe mes journées sur ma machine à écrire, dans ma chambre sous les toits de notre maison coloniale ou sous la véranda, quand la chaleur devient insupportable. Mon corps est tendu et fourbu à la fois, mes doigts sont tachés d’encre. Il me reste 10 jours pour finir d’écrire toutes ces histoires avant le délai fixé par l’éditrice. 10 jours pour finir de mettre en forme ce que ces femmes m’ont dit. Ces femmes, qui sont-elles ? Les bonnes noires des familles blanches de Jackson : nounous, cuisinières, femmes de ménage, elles font tout, remplissent tous les rôles.
2011 - Lyon 5°. Je suis lectrice et conteuse par intérim en même temps. 23h, 6h, 10h : toute heure de la journée est bonne pour voler quelques minutes et avancer dans la lecture de ce livre. Tout faire pour ne pas le lâcher, rester avec ses personnages. Ne pas penser à la fin, au moment où il faudra tourner la dernière page et quitter la moiteur du Mississipi, où règne encore la ségrégation raciale en ces années mouvementées pour le sud des Etats-Unis. Je suis tout à tour blanche ou noire selon les chapitres, Skeeter ou Aibileen, ou encore Minny. Je m’incarne dans ces femmes qui luttent, chacune à leur façon, pour que la vérité se fasse jour, leurs vérités.
A l’image d'Une autre vie que la mienne (d'Emmanuel Carrère, que j'ai chroniqué là) The Help (traduit assez librement par La Couleur des sentiments) et ses personnages, hautement attachants, resteront avec moi longtemps. L’écriture (en anglais, du moins) est fluide, le récit bien mené, les dialogues très vivants. Si l’histoire s’inscrit sur fond de violences raciales, l’auteure (elle-même blanche, originaire de Jackson et élevée par une bonne noire) ne cède jamais au manichéisme. Au contraire, c’est l’humanité qui prévaut, l’identification immédiate avec chacun des personnages, sans pathos mais avec empathie. Ce livre a déjà séduit plus de 2 millions de lecteurs américains. Il ne pourra que vous séduire, vous aussi.
Et vous, à quels personnages vous êtes-vous identifiés dernièrement ?
The Help (La Couleur des sentiments) de Kathryn STOCKETT
Penguin, 2010 - 6,92 euros (sur Amazon, en anglais)
Editions Jacque, 2010 - 23,80 euros, en français
NB : Autres femmes, autres temps, je me suis également laissée emporter par « la bible au féminin » de Marek Halter. J’ai lu avec plaisir Sarah (épouse d’Abraha) et Tsippora (épouse de Moïse). Me reste à lire Lilah.
vendredi 27 mai 2011
Epicerie & Compagnie, par Grégory Cuilleron & Compagnie
16h30. Sortie d’école et enfants qui se chamaillent dans la Grande rue. Un jeune garçon tout droit sorti de la « Guerre des boutons » avec sa coupe en brosse se targue auprès d’un autre : « Moi, j’étais leur premier client… à 7h20 ! ». Mais de quoi est-il donc question ? Qui ouvre si tôt et fait parler de lui en cette chaude journée de mai, dans cette paisible banlieue lyonnaise ? C’est le resto-épicerie de notre star local, Grégory Cuilleron (que j’ai interviewé là, en janvier dernier), qui fait une brève apparition, les traits tirés après les nuits sans sommeil que lui a values cette ouverture tant attendue, il y a 3 jours seulement.
Façade crème et lettres à l’ancienne marron, le lieu que Grégory et ses associés, Sophie Agier et Stéphane Charbonnier (les anciens propriétaires des Caprices de Sophie) ont voulu semblable à une épicerie à l’ancienne s’annonce déjà comme un lieu de vie du village. Epicerie mais pas que : c’est aussi un dépôt de fruits et légumes, un restaurant et un traiteur.
Petit, le restaurant : pas plus d'une dizaine de couverts au fond de la salle (pensez à réserver si vous voulez aller y bruncher le dimanche) avec ardoises annonçant vins et choix de quatre plats, entre 14 et 18 euros, version bistronomie. C’est que l’espace est déjà compté, pris qu’il est par les présentoirs de frais (jambon à la truffe et pecorino me tendent les bras ; les glaces industrielles m’attirent moins, contrairement aux enfants…) et les belles tables en bois où trônent sans discrimination bocaux remplis de friandises, œufs frais et produits bretons.

Si le choix des produits me laisse perplexe (des plaquettes de Nestlé Dessert jouxtent des chocolats Bouillet, de l’huile d’olive du château d’Estublon voisine avec la farine Francine), l’atmosphère est chaleureuse et sympathique. Je craque pour une succulente tartelette aux fraises, faite maison et fraîche du jour, évidemment. A l’heure où la boulangerie d’à côté affiche des vitrines vides, il est agréable de trouver un lieu accueillant où faire une pause gourmande, star locale ou pas.
Et vous, nouveau lieu sympa a-t-il ouvert récemment près de chez vous ?
Epicerie et Compagnie
7 Grande Rue
69110 Sainte-Foy-lès-Lyon (à 10 minutes de la place Bellecour, bus n° 29)
04 27 01 74 14
Ouvert du mardi au samedi, de 7h30 à 20h
et le dimanche de 7h30 à 15h
mercredi 11 mai 2011
Brocciutelle et son coulis orange-miel

La saison du brocciu tire à sa fin et je ne vous ai pas encore livré de nouvelles recettes alors que l’an dernier à même époque, j’étais tout à ma folie de ce fromage frais corse ! Si j’ai refait avec plaisir les mini cheesecakes menthe-olive-anchois-citron inspirés de Carole, d'Alter Gusto, j’ai aussi découvert une nouvelle recette qui me permet de déguster le brocciu en petits portions sucrées. Genre mini cheesecakes aux agrumes, une sorte de version individuelle du fiadone.
C’est sur le blog de l’Italienne Silvia, Savoirs et Saveurs, découvert par l’intermédiaire de Pascale, de C'est moi qui l'ai fait, que j’ai pêché cette recette. Silvia l’a à l'origine intitulée Ricottelle, qui veut dire petites ricotta en italien, car elle utilise ce fromage à pâte fraîche italien. N’hésitez pas à utiliser au choix brocciu ou ricotta : leur texture est à peu près la même. Vous connaissez cependant mon faible pour le brocciu artisanal en provenance directe de l’Ile de Beauté.
Silvia, après maints essais, propose une recette enrichie en chantilly pour une texture encore plus mœlleuse. Peu amatrice de crème (et consciente de quelques efforts à fournir aux beaux jours !), j’ai pensé que cet ajout n’était pas absolument nécessaire. Pendant que j’y étais, j’en ai profité pour alléger en sucre le coulis et zappé le pralin à saupoudrer au final. Le résultat nous a complètement satisfait, le coulis apportant la note à la fois douce et acide qui relève ce dessert assez neutre par lui-même.
Brocciutelle et son coulis orange-miel, adaptés des Ricottelle de Silvia
Pour 6 parts (3 à 6 personnes en fonction de l’heure et de la gourmandise)
Pour les brocciutelle :
* 250 g de brocciu
* 1 œuf
* 25 g de farine ou d’arrow root
* le zeste d’1 citron, si possible non traité
* 30 g de sucre
Pour le coulis orange-miel :
* 1 orange, si possible non traitée
* 2 c.s. de miel (idéalement, d'oranger. J'ai pour ma part utilisé du miel d'acacia.)
1 – Préchauffez le four à 150°C.
2 – Dans un robot, mixez tous les ingrédients des brocciutelle. (Si la préparation est un peu liquide, vous pouvez augmenter la proportion de farine. Le résultat ressemblera alors plus à un flan.)
3 – Graissez des moules à muffins et remplissez les au 2/3 avec la préparation.
4 – Enfournez pour 40 minutes.
5 – Pendant ce temps, râpez le zeste d’une demie orange, pressez l’orange afin d’en extraire le jus et versez le tout dans une petite casserole.
6 – Ajoutez le miel, portez à ébullition et faites cuire une minute. Laissez refroidir avant de servir.
5 – Servez les brocciutelle, que vous aurez laissées refroidir un moment avant de les démouler, arrosées de coulis.
Et vous, comment cuisinez-vous le brocciu ou la ricotta ?
NB1 : Retrouvez aussi mes recettes de cannelloni et de terrine de courgettes au brocciu et de gâteau de ricotta et son tartare de légumes.
NB2 : A Lyon, vous trouverez du brocciu frais (vendu sous vide) au Comptoir Corse ou à la fromagerie Maréchal, tous deux aux Halles Paul Bocuse. Pour les adresses de produits corses ailleurs en France, cliquez ici.
NB3 : Du 14 au 29 mai prochains, c'est la Quinzaine du Commerce équitable dans toute la France. Ce lundi 16 mai, à 20h40, l'émission de Claire Keim, "Passage au Vert", sur Ushuaïa TV sera consacrée à la consommation responsable et engagée.
A Lyon, Kulteco met en place jusqu'au 21 mai une boutique éphémère de mode éthique regroupant créateurs locaux et internationaux autour de la création africaine. A voir au Village des Créateurs, passage Thiaffait, Lyon 1er, du mardi au dimanche, de 10h à 19h.
Retrouvez ici l'agenda de la quinzaine pour votre région.






