Bulle et Blog

Un blog culinaire à tendance écolo avec un soupçon de culture pour épicer le tout

dimanche 8 novembre 2009

Spanakopita

Divers_Nov

Cela fait près de 2 mois que je suis rentrée de Santorin et il est grand temps que je vous livre ma recette de spanakopita, la tourte grecque aux épinards que j’aime tant. Pour tout vous dire, l’état de mon estomac, secoué successivement par une toux interminable et une gastro, ne me porte guère à parler cuisine – une situation exceptionnelle chez moi ! Même ma lecture de Julia Child ne me fait pas saliver. Mais je vous l’ai promise, cette recette, et j’ai même fait trois essais ces 6 dernières semaines afin de parfaitement la tester !

Ce que j’aime dans le spanakopita, c’est la présence d’épinards (légumes anti-culpabilité, un peu comme les courgettes) alliés à du fromage, des oignons et de l’ail. Entourée de filo, la préparation s’habille de croquant. Ce qui m’a déçue, au fil de mes trois recettes, c’est le côté un peu fade de l’appareil. J’ai eu beau augmenter la quantité d’ail, parsemer généreusement de persil et ne pas lésiner sur la fêta, j’aurais aimé que cet appareil ait plus de peps, soit plus relevé.

Alors, comme Pascale l’a fait fin octobre autour du même légumes, je vous lance un appel, chers lecteurs et chères lectrices : aidez-moi à donner du peps à ma recette ! Il y a cependant une condition : ne pas dénaturer le plat. D’inspiration grecque et végétarienne, je ne veux pas ajouter à cette recette du saumon ou du ras-el-hanout, comme certains l’ont suggéré à Pascale pour sa quiche. Je voudrais juste relever les saveurs originales. Une dernière contrainte : je n’aime pas l’aneth…

Spanakopita (tourte aux épinards)

Pour 4 à 6 personnes

* 450g d’épinards, frais ou congelés
* de huile d'olive
* 1 oignon
* 3 gousses d'ail
* 1 grosse poignée de persil
* de la noix de muscade
* sel et poivre
* 200 g de fêta et 50 g de ricotta, ou 250 g de fêta (ou plus encore selon votre goût)
* 2 œufs
* 8 feuilles de filo

1 – Préchauffez le four à 180°C.
2 – Hachez l’oignon et les gousses d’ail et faites-les revenir dans l’huile d’olive jusqu’à ce que les oignons soient transparents.
3 – Hachez les épinards s’ils sont frais (ce n’est pas nécessaire s’ils sont congelés) et le persil, et ajoutez-les dans la casserole.
4 – Faites cuire à feu moyen jusqu’à ce que les épinards aient rendu toute leur eau. Laissez tiédir
5 – Dans un saladier, battez les œufs et ajoutez la fêta émiettée, la ricotta, le sel (mais pas trop), le poivre et la noix de muscade. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.
6 – Ajoutez les épinards dans le saladier et mélangez.
7 - Dans un moule enduit préalablement d’huile d’olive, superposez 4 feuilles de filo, chacune badigeonnée d’huile d’olive (pour le croustillant final).
8 - Étalez la préparation aux épinards sur les feuilles de filo et recouvrez de 4 autres feuilles de filo badigeonnées d’huile d’olive.
9 – Faites cuire 40 minutes au four.

Kali orexi (bon appétit) et à vos suggestions !

NB : Les feuilles de filo séchant facilement à l’air, il ne faut pas les déballer trop à l’avance. Manipulez-les avec précaution et n’hésitez pas à les couper (avec des ciseaux) à la taille de votre plat (afin qu’elles dépassent un peu mais pas trop
NB2 : Vous pouvez également faire des spanakopita individuels en pliant chaque feuille de filo en triangle.
NB3 : Plusieurs recettes préconisent d’inciser le dessus de la pâte en faisant des motifs de losanges. Je ne m’y suis jamais risquée, ne voyant pas comment ne pas déchirer la pâte. Si vous savez comment faire, dites-le moi !
NB4 : Ce spanakopita se conserve plusieurs jours au frigo. Je ne pense pas qu'il puisse se congeler, en revanche.

Posté par aliessep à 02:23 PM - Cooking / salé - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

dimanche 1 novembre 2009

Les Caprices de Sophie

Montage_Caprices

Cela fait un bail que je voulais vous parler de ce resto. Trouver un resto sympa dans mon quartier, ce n’est pas gagné (à part Campagne et sa belle terrasse, qui m’ont cependant beaucoup déçue récemment). Alors trouver un resto sympa, bon, pas trop cher, et qui maintient sa qualité depuis des années, voilà une info qui mérite d'être partagée. Les Caprices de Sophie se trouvent à deux pas de chez moi et j’y suis retournée il y a quelques jours alors que je n’y étais pas allée depuis plusieurs mois. Comment avais-je pu passé tant de temps sans m’y rendre ? Peut-être parce que la cuisine, plutôt riche, appelle une fréquentation d’automne-hiver.

Mais revenons sur les lieux pour commencer notre visite. Lyonnais(e), si vous n’êtes pas du quartier Trion-Saint-Just- Saint-Irénée, il y a de fortes chances pour que vos pas ne vous aient pas naturellement mené(e) dans la rue des Caprices (à moins que vous ne soyez propriétaire d’une Vespa à réparer…). Heureux visiteurs de ma belle ville, vous pourrez y accéder facilement en bus ou en funiculaire (notre "ficelle") à partir des quartiers plus touristiques de la Presqu’Ile et du Vieux-Lyon.

La rue de ce quartier à tendance populaire ne présente donc pas grand intérêt si ce n’est que c’est une artère pratique (la prolongation de la montée de Choulans) pour accéder en voiture aux banlieues résidentielles de Tassin-la-demi-lune ou Sainte-Foy-lès-Lyon (d’où, si j’en crois Sophie, viennent un bon nombre de leurs clients puisque, j'oubliais de le dire, les fidèles sont nombreux). On est aussi à une petite demie heure seulement à pied de la célèbre basilique de Fourvière… mais il vous faudra alors prendre votre courage à deux mains pour affronter l’ascension de la colline en pleine digestion !

Rapprochez-vous : Les Caprices, c’est une devanture traditionnelle et derrière, un cadre simple et chaleureux, limite rustique, avec balance d’épicier d’époque et longue table d’hôte en bois. Sophie, ancienne DJ, et Stéphane, qui tenait une maison d’hôtes en Bretagne, ont repris cette affaire en couple en mars 2005, il y a bientôt 5 ans déjà.  Sophie vous accueille invariablement de son grand sourire tandis que Stéphane officie seul en cuisine pour vous régaler de plats traditionnels français. C’est sur la grande ardoise qui couvre tout un pan de mur que vous découvrirez la large sélection d’entrées, de plats et de desserts. Appétits d’oiseaux, s’abstenir ! Ici, les portions sont généreuses et ne vous laisseront jamais sur votre faim.

Nous avions choisi deux plats du jour (à 9,50 euros) : agnolotti aux 7 fromages, crème gorgonzola, et côte de porc crémée à la moutarde ancienne et son risotto. Jamais je n’avais goûté côte de porc aussi fondante – un vrai porc d’Ardèche, renseignement précis – et, si j’en ai laissé, c’était pour trouver un peu de place pour le pain perdu aux pralines (roses, comme on les fait à Lyon).

Les Caprices, ce sont aussi des plats roboratifs toujours à la carte à la fraîche saison comme la terrine au foie gras (qu’il est aussi possible d’emporter), les escargots sur tartine crémés au basilic corse, les rognons de veau et le magret de canard sauce foie gras pain d’épices. Encore un petit creux ? Fondant au chocolat, tarte pralines, tiramisu ou panna cotta et son coulis de fruits rouges devraient y remédier.

Une seule ombre au tableau, la présence à la carte de thon rouge, dont les clients redemandent, paraît-il (bouuuuuuuuuh !). Cela me pose un réel problème (cf. mon billet sur la pêche durable), et encore plus depuis que j’ai lu l’article sur les multiples conséquences de la disparition du thon rouge dans le dernier Time magazine. Alors, si vous allez voir Sophie, n'hésitez pas à lui en toucher un mot...


Les Caprices de Sophie

12 rue des Basses Verchères – montée de Choulans
69005 Lyon
Tel : 04 78 36 06 17

Ouvert du lundi au vendredi midi et du jeudi au samedi soir
Formule plat du jour + dessert : 11 euros

Posté par aliessep à 11:33 PM - Restaurants - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 25 octobre 2009

Velouté de lentilles au curry

Divers___Oct

Je vous ai un peu abandonnés ces derniers jours, notamment sur le plan culinaire, et j'en suis fort marrie. Mais me revoilà avec une nouvelle recette inratable et simplissime (tout comme celle-ci). Je n'aurais pas forcément pensé à la partager avec vous si je n'en avais pas parlé à mon amie Carole, qui s'est montrée intéressée.

Cette recette est un basique de la saison automne-hiver. Elle plaira à tous, petits et grands, célibataires (diminuez les quantités de moitié), couples (vous aurez des restes pour la lunch box du lendemain) et familles (doublez les quantités si nécessaire)... à condition évidemment d'aimer les lentilles.  Mon fils Antoine, bientôt 2 ans 1/2, s'en est régalé, me donnant ainsi l'impression d'être une super maman pro de la cuisine !... Une motivation supplémentaire pour vous livrer cette recette "magique". Servez le velouté parsemé de graines de courge (que vous trouverez en magasin bio) et l'effet ludique et croquant est assuré.

Velouté de lentilles au curry
(inspiré de la recette du Version Femina du 11 octobre 2009)

Pour 4 personnes

* 150 g de lentilles vertes, de préférence du Puy
* 1 oignon
* 1 c.c. de curry
* 1 c.s. d'huile d'olive
* 1 bouquet garni si vous êtes bien équipé(e) - moi je m'en suis allègrement passée sans que mon velouté soit pour autant fade...
* 1 cube de bouillon de volaille
* 200 ml de soja cuisine (ou de crème fraîche)

1 - Rincez les lentilles (vous le regretteriez si vous oubliiez de le faire...) et hachez l'oignon.
2 - Faites revenir l'oignon haché et le curry dans une casserole avec l'huile d'olive. Laissez blondir l'oignon et remuez de temps en temps.
3 - Versez les lentilles et mélangez puis versez l'équivalent de 6 fois le volume des lentilles en eau froide.
4 - Portez à ébullition puis émiettez le bouillon cube et ajoutez le bouquet garni.
5 - Couvrez et laissez mijoter 30 minutes.
6 - Otez le bouquet lorsque les lentilles sont tendres et ajoutez le soja cuisine.
7 - Mixez le tout.
8 - Salez, poivrez et servez en parsemant de graines de courge.

Enjoy !

* MISE EN GARDE : Plus diffciles à digérer que les autres légumes, les légumes secs ne sont pas recommandés aux enfants en-dessous de 18 mois (pas tout de suite pour Josh, donc, Aurélia !...).
* Pour une recette plus épicée, je vous propose aussi mon dal de lentilles.
* Envie de finir par un dessert léger, alliant fruits et produits laitiers (en la personne de mon amie la ricotta) ? Je vous conseille l'onctueuse crème de pommes et noisettes de Cléa : moins triste qu'une compote ou un simple yaourt, elle permet de finir le repas de manière équilibrée... et gourmande.

Posté par aliessep à 10:20 PM - Cooking / salé - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mercredi 14 octobre 2009

Voyage littéraire à Guernesey

Qffsv35ler0PimUTYpS9eYUHXdJ4oxnRbgyvL4YJO9uy8hPKzXb0uqOR3wLp

Comme mon teasing vous l’avait laissé entendre, l’île dont je vais vous parler est celle de Guernesey. J’y suis allée adolescente (il y a donc une vingtaine d’années...) en compagnie de ma maman et de mon cousin Sylvain. Mes deux souvenirs les plus mémorables, hormis la visite de Hauteville House, la maison d’exil de Victor Hugo, sont le vol turbulent dans le coucou qui nous a menés de Jersey à Guernesey et les crackers servis avec le fromage dans l’hôtel anglais où nous étions descendus. Pas intéressants, mes souvenirs ?!… Ca tombe bien car ce n’est pas ce qui m’amène ici.

D’aucune l’avait deviné, je veux vous parler de ma dernière lecture marquante, un livre qui a, paraît-il, fait beaucoup parler de lui dans la blogosphère et ailleurs (je me suis quant à moi bien gardée de lire les critiques) : "The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society" (traduit par "Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates"), de Mary Ann Schaffer et Annie Barrows.

Ce blog se voulant surtout culinaire et écolo, je ne vous y parle pas souvent de mes lectures. Le dernier billet littéraire en date traitait d’un livre qui a marqué mon printemps. Je ne sais honnêtement pas si « Le Cercle… » va mettre aussi durablement son empreinte sur mon automne mais, vu le plaisir que j’ai pris à le lire, il me semblait important de vous faire partager ma découverte, aussi peu originale soit-elle.

Roman épistolaire, « Le Cercle… » se compose de lettres échangées pendant l’année 1946 par Juliet, jeune écrivaine londonienne en mal d’inspiration, et les membres d'un cercle littéraire sis à Guernesey, île anglo-normande située dans la Manche, non loin des côtes françaises. On découvre notamment avec cet échange les conditions de vie des habitants de l’île sous l’Occupation. Si la trame du roman est assez prévisible, on se laisse porter avec plaisir par l’intrigue et surtout, par les personnages, tous plus attachants les uns que les autres.

C’est Juliet, une femme forte et décidée, dont on suivra les péripéties tout au long du roman. Mais grâce à elle, c’est tout le cercle qui nous devient familier, du circonspect Dawsey à la truculente Isola, en passant par Elizabeth, disparue mais si présente. Ce qui m’avait plu dans "Une autre vie que la mienne", c’était l’humanité des personnages et aussi celle du narrateur. C’est ce même sentiment qui a prévalu dans « Le Cercle.. » : sans décrire un monde idéal (au contraire, en 1946, les blessures sont nombreuses et tout est à reconstruire, à Londres, touché par les bombes, comme à Guernesey, victime de l’Occupation), il nous expose des rapports humains tendres et chaleureux.

Alors nous aussi, au fil du livre, on a envie de vivre sur cet îlot de bruyère, de falaises et de brume salée. Nous aussi, on veut prendre le thé chez Amelia, se promener sur la plage avec Dawsey et se retrouver le soir avec le cercle pour de longues discussions autour des livres. Nous aussi, on veut être touché par cette grâce insulaire qui nous emmène loin des soucis du continent.

Alors, prêt(e)s à prendre le bateau pour Guernesey ?


The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society
Mary Ann Shaffer & Annie Barrows
Bloomsbury Publishing, 248 pages (poche), 5,80 euros

Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates
traduit par Aline Azoulay-Pavcon
Editions NIL, 396 pages, 18,05 euros

Posté par aliessep à 11:45 PM - Lecture - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 13 octobre 2009

Conférence sur le deuil périnatal à Lyon

Lorsque nous avons été touchés par ce drame que représente la perte d'un enfant in utero (pour nous, c'était une interruption thérapeutique de grossesse), en décembre 2004, j'aurais aimé voir ce sujet traité ailleurs que dans les livres. J'aurais aimé ne pas me sentir si seule dans mon chagrin et et mon resssenti.

Presque 5 ans plus tard, voilà enfin une conférence sur le sujet intitulé : "Au revoir mon bébé. Le deuil périnatal". Elle est organisée par la Maison de la Parentalité et aura lieu le jeudi 22 octobre prochain à la mairie du 4° arrondissement de Lyon, boulevard de la Croix-Rousse.

Pour en savoir plus et vous inscrire, cliquez ici.

J'en profite pour vous recommander le livre de Chantal HAUSSAIRE-NIQUET, "Le deuil périnatal - le vivre et l'accompagner" (Editions Le Souffle d'Or) et "Aimé", de Dominique SIGAUD-ROUFF, le récit d'une fausse-couche et bien plus que ça encore.
Je vous informe aussi que l'association "L'enfant sans nom - parents endeuillés" propose une permanence régulière à la Maison de la Parentalité, à Lyon.

Posté par aliessep à 11:42 AM - Parentalité - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

jeudi 8 octobre 2009

Grégory, un Lyonnais, remporte la finale d' "Un dîner presque parfait"

Gr_goryM6

Je n’ai pas beaucoup dormi la nuit de lundi à mardi. Pas seulement parce que mon loulou m’a réveillée au milieu de la nuit. Et pas seulement parce que je n’ai pas pu m’empêcher de finir le livre dont je vous parlerai bientôt et qui se passe sur une île. Non, lundi, je me suis couchée tard car j’ai suivi la finale nationale d’ "Un dîner presque parfait", l'émission de télé-réalité culinaire sur M6.

Je n’ai jamais regardé l’émission au quotidien  (contrairement à ma maman, qui m’a probablement influencée…) mais là, je me suis dit que ça devait valoir le coup… et je n’ai pas été déçue. Pas parce que le lauréat, Grégory Cuilleron, est lyonnais (même si ça me fait quand même plaisir) et pas parce qu’il a été au même lycée que moi ! Non, pour la passionnée de cuisine que je suis, cette finale valait le coup pour la leçon de passion, d’humilité... et de courage qu’elle donnait.

La finale consistait en trois étapes : les quatre candidats nationaux, représentant chacun une région, devaient d’abord s’affronter lors d’une épreuve qui consistait à cuisiner un plat pour 6 personnes en une heure. Ils devaient au préalable faire leurs courses sur un marché parisien qu’ils ne connaissaient pas et avaient des contraintes d’ingrédients : viande ou volaille, safran et betterave ou encore poisson ou crustacés, cannelle et topinambour. Ils devaient ensuite cuisiner sur ce même marché, sous les yeux des passants. Grégory, qui représentait la région Est, avait déjà eu la meilleure note à cette épreuve-là. Son parrain, le chef Georges Blanc, semblait satisfait et confiant. C'est  Jean-Yves, le candidat  de la région  Sud, qui a té éliminé à l'issue de cette épreuve.

Les trois candidats restants se sont ensuite affrontés autour d’un autre challenge : créer, en quatre heures de temps, les 150 pièces d’un cocktail de mariage, avec au moins cinq recettes différentes. Là encore, ils ont cuisiné dehors, sur le lieu même où allait se dérouler le cocktail. Cette fois, c’est Flore, la concurrente de l’Ile de France et ma préférée, parrainée par le chef Jean-François Piège, qui a remporté la meilleure note avec ses créations marquées par une touche d’exotisme.

La finale s’est donc déroulée entre Grégory et Flore, dans les cuisines du Lutétia, à Paris. En une heure, avec l’aide d’un commis, ils devaient cuisiner un repas gastronomique pour 5 avec entrée et plat. Alors que Flore avait choisi de cuisiner  un foie gras avec bouillon thaï en entrée, Grégory, lui, s’est attelé à quelque chose de plus classique mais non moins difficile : un sashimi de bar de ligne aux pommes écrasées. Ont suivi, pour Flore, un turbot de Bretagne aux cèpes et purée de persillade et, pour Grégory, un suprême de pigeon aux langoustines et sa parure d’automne. Ce sont les chefs précédemment cités ainsi que Jacques Pourcel, Marc Meurin et Cyril Lignac (le plus spontané de la bande) qui ont décidé du gagnant final.

Tout au long de l’heure de cuisine, que nous avons pu suivre en direct, j’ai stressé avec et pour les candidats, admirant leur sang-froid, leur habileté et leur professionnalisme. Gilbert semblait convaincu qu’ils étaient chefs dans la vraie vie tellement leurs gestes étaient précis et le défi à relever difficile. Impossible de ne pas être admirative devant Grégory, manchot de naissance, qui émince en tenant les aliments avec son moignon et soulève les casseroles comme si de rien n’était.

Si je ne rêve pas forcément de savoir cuisiner les plats que les deux finalistes ont brillamment réalisés, je veux ici leur tirer mon chapeau et les remercier pour les moments de plaisir qu’ils m’ont fait passer grâce à leur passion, leur sympathie et leur sens de la compétition. J'ai bien retenu l'importance de l'assaisonnement et des cuissons dans la réussite d'un plat.

Grégory, 29 ans, patron depuis 2007 d’une agence de communication dédiée aux restaurateurs, et maintenant heureux détenteur d’un chèque de 10.000 euros, a déclaré dans le « Progrès » d’hier (notre journal local) que cet argent allait lui permettre de combler son découvert et de se faire « un bon gueuleton chez Georges Blanc , restaurateur à Vonnas, dans l’Ain. Il compte aussi ouvrir à Lyon « un endroit convivial, de restauration légère, mélangeant bistrot et épicerie aux bons produits ». Je ne sais pas si ce sera aussi bon que dans mon resto préféré, que nous avons apparemment en commun, lui et moi, mais je serai au rendez-vous pour tester.

A bon entendeur, salut, Grégory !

Suppléments :
* L’interview de Grégory par Thierry Roussillon
* Le site de recettes de Grégory (à venir)

Posté par aliessep à 03:48 PM - Actualité - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mercredi 7 octobre 2009

Santorini

Montages

Je vous avais promis des photos de mon voyage à Santorin mais je suis un peu déçue de mon travail alors je ne vous présente qu’un « best of » très sobre. C’est que, occupée par le mariage de mon amie Catherine, je n’ai pas toujours bien eu l’esprit à immortaliser les paysages, aussi splendides soient-ils.

Ce voyage restera inoubliable. D’abord sur le plan humain car ce mariage en petit comité a été particulièrement réussi, notamment grâce à la proximité géographique qui faisait que la trentaine d’invités que nous étions a pu se croiser à loisir dans les rues piétonnes d’Oia (prononcez « I-a », en grec) et se retrouver facilement autour d’un "frappé" (café glacé à base de café instantané), d’un "spanakopita" (tourte aux épinards, dont j’ai fait une cure !)… ou d’une piscine. J’ai pu profiter de la mariée mais apprendre aussi à mieux la connaître à travers le regard de sa famille et de ses amies. Passer plusieurs jours ensemble pour se préparer à fêter les mariés, c’était parfait !

Ce voyage restera aussi inoubliable par la beauté de ce que j’ai vu même si, pour être parfaitement honnête, j’avouerai avoir été déçue de prime abord. Après presque 25 ans à rêver des îles grecques – oui, depuis ma 1ère année de grec ancien, en 4ème – mes premières minutes sur l’île m’ont fait l’effet d’une douche froide : à part les eucalyptus et les maisons blanches, rien ne semblait spécialement beau autour de Fira, la ville où se trouve l’aéroport. Mais qui rêve de Roissy, me direz-vous ? Ce n’est que parvenue à destination, à Oia, au nord de l’île, que j'ai été enchantée.

Il faudra un jour que je retourne visiter le reste de Santorin mais Oia, où j’ai donc séjourné, est l’incarnation parfaite de l’impeccable village blanc perché au sommet d’une falaise à pic. Santorin est formé par le cratère d'un volcan (qui a fait éruption vers 1600 av. JC et auquel le village d’Oia fait face) enfoui sous l'eau, dont la caldeira  sous-marine est considérée comme la plus grande du monde avec ses 83 km2. Selon Wikipédia, une caldeira (un mot portugais, à l’origine) est « une vaste dépression, circulaire ou elliptique, à fond plat, située au sommet de certains grands édifices volcaniques (…) et limitée par une falaise verticale et circulaire (ou elliptique) ». Ces falaises à pic, de 80 à 120 mètres de haut, où se superposent des couches de cendres noires ou rouges, se succèdent sur toute l’île de Santorin. En pratique, la caldeira, à Oia, c’est la face la plus impressionnnante (l’autre côté représentant un intérêt limité), là où vous voudrez séjourner pour vous en mettre plein les mirettes, là où on peut rester des heures à admirer la mer Egée. Fermez les yeux, vous y êtes…

Dans quelques temps, je vous parlerai d’une île moins lointaine : Guernesey.

Suppléments :
* J’ai séjourné et en ai été contente mais je vous recommande aussi cet endroit somptueux  et aussi celui-là, plus simple mais moins cher.
* Le dîner du mariage s’est déroulé au très charmant restaurant Candouni, où on s'est régalés, avec le gâteau aux noix notamment. Au quotidien, j’ai aussi beaucoup aimé le restaurant Scala (où nous avons fait l'inoubliable soirée des filles…), sa grande terrasse avec vue sur le volcan et les ânes qui passent à côté.
* Pour découvrir de magnifiques photos noir et blanc de Santorin, retrouvez le photographe Nikos Rigopoulos ici.
* Si quelqu’un peut m’aider à me procurer la chanson « Santorini » (ou l’album sur laquelle elle apparaît) des frères Katzimihas, je lui en serais très reconnaissante.

Posté par aliessep à 11:19 AM - Divers - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 1 octobre 2009

"Julie & Julia" ou la cuisine pour passion

julia_child_x_2
Julia Child en vrai et incarnée par Meryl Streep dans le film "Julie & Julia"

Ca a commencé avec l’affiche du film : "Julie & Julia" sortait enfin en France ! Cela faisait des mois que j’attendais le film tiré du livre éponyme "Julie and Julia : My Year of Cooking Dangerously" (traduit assez librement par "Julie and Julia : Sexe, blog et bœuf bourguignon"), lui-même adapté du blog "The Julie/Julia Project".

Deux femmes passionnées par la cuisine, un blog les reliant. L’histoire croisée de ces deux destins ne pouvait que me passionner à mon tour. En 1951, Julia Child, épouse d’un fonctionnaire américain en poste à Paris découvre la cuisine française, obtient le diplôme de l’école culinaire Le Cordon Bleu et se lance dans la rédaction de « Mastering the Art of French Cooking » (publié en 1961), le livre qui a révélé la cuisine française aux Américains. En 2002, Julie Powell, trentenaire new-yorkaise malheureuse dans son boulot stressant et ingrat, se lance un défi : réaliser les 524 recettes du livre de Julia Child en 365 jours et tenir un blog sur cette expérience.

Mon intérêt s’est encore accru en lisant un article dans le New York Times dans l’avion qui me menait à Santorin, alors que je n’avais pas encore pu aller voir le film. Le journaliste y écrivait que l’attrait du film pour les Français reposait plus sur la prestation de Meryl Streep (qui joue Julia Child) que sur un réel intérêt pour la femme elle-même. « Pas pour moi ! », me suis-je exclamée (très intérieurement !). Pour moi, en effet, depuis que j’ai vécu aux Etats-Unis (il y a de ça plus de 10 ans), Julia Child représente un personnage américain mythique, une référence en matière culinaire. C’est bien sûr mon amie Lia, journaliste culinaire et créatrice du site The Nourish Network, qui a dû m’en parler assez souvent au fil des années pour marquer mon esprit. Mais qu’est-ce qui fait que Julia me paraisse incontournable ? Et pourquoi est-elle si connue des Américains (mais si peu des Français) ?

Il me fallait une réponse avant même d’avoir vu le film. Un des rares articles que j’ai trouvé à ce sujet n’a fait que corroborer ce que j’ai perçu par la suite au cinéma : Julia est une femme qui aimait la vie… et la nourriture, et qui le disait. Une femme dont la grande taille l’a toujours empêchée de rentrer dans le moule et qui, au lieu de chercher à se conformer, à chercher ce qui lui irait à elle. Le personnage qu’incarne Meryl Streep dans le film est haut en couleurs : derrière son ton un peu affecté, la Julia Child dépeinte est vivante, spontanée, attachante, férue d’onomatopées, « miam » étant évidemment sa préférée ! Une femme libre dans les années 1950, était-ce si courant ? Lisez donc le billet que Julie Powell a publié le jour de la mort de Julia Child, le 13 août 2004 : son admiration pour Julia y est omniprésente et, avec elle, on regrette la disparition de cette femme exceptionnelle.

Ce n’est bien sûr pas que la femme et son caractère joyeux qui ont marqué les Etats-Unis. Ce sont aussi ses livres, « Mastering the Art of French Cooking » puis d’autres par la suite, comme « The French Chef Cookbook », qui ont révolutionné la cuisine américaine en expliquant avec simplicité et enthousiasme comment cuisiner aux ménagères américaines alors plus habituées aux conserves et à la Jell-O. Sa participation à des émissions télévisées dès 1963 , et pendant plus de trois décennies, a elle aussi grandement contribué à sa renommée et à son succès. Inoubliable, ce moment télévisuel où elle fait tomber une crêpe (et non un poulet, comme le voudrait la petite histoire), la ramasse, la remet tranquillement dans la poêle et dit : «Rappelez-vous. Vous êtes seule en cuisine. Personne n'en saura rien. ».

Tout ce que je viens de vous dire à propos de Julia Child ne vous a pas convaincu ? Allez quand même voir le film surtout si, comme moi, vous êtes adepte des comédies romantiques américaines (Nora Ephron, la réalisatrice, est aussi à l’origine de « Nuits blanches à Seattle ») . Oui, l’atmosphère désuète du Paris des années 50 est peut-être un peu exagérée mais c’est ma seule critique. On ne s’ennuie pas une seconde.  Les allers-retours entre les vies des deux femmes nous tiennent en haleine et les dialogues sont réalistes et enlevés. Enfin, le parcours de Julie et Julia, qui chacune trouve un sens à leur vie grâce à leur passion pour la cuisine, est émouvant. Pour quelqu’un qui tient un blog (en partie) culinaire, comme moi, il est même une source d’inspiration.

Alors, bien sûr pour les semaines à venir, je vais me plonger dans "Julie and Julia", le livre. Je vais aussi acheter "My Life in France", les mémoires de Julia Child pendant ses années passées à Paris et Marseille, que je convoite depuis des mois. Vais-je pousser le fanatisme jusqu'à acquérir «Mastering the Art of French Cooking » (qui n’a jamais été traduit en français) ? J’hésite encore : je ne sais pas si je l’exploiterais. A part pour une recette évidemment : le bœuf bourguignon !

Bon appétit !

Suppléments :
* Les critiques, positives, du "Monde" et de "Télérama" sur « Julie & Julia » et celle, négative, du "Nouvel Obs"
* L’article publié par le New York Times à la mort de Julia Child : un excellent résumé de sa vie (en anglais)
* Le dernier interview de Julia Child, au magazine "Ms." (en anglais)
* Le blog actuel de Julie Powell pour la lire… ou lui écrire (en anglais)
* Un billet d'un blog culturel : Les 10 choses que je préfère dans "My Life in France" (en anglais)


Posté par aliessep à 01:53 PM - Culture - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 28 septembre 2009

Galettes aux flocons d'avoine et flans au chocolat

Galettes_aux_flocons_d_avoine

Mon fils est, comme moi, un bec sucré et je me plais à varier les biscuits que je lui achète pour le goûter, pour son grand plaisir comme pour le mien ! Derrière cette facilité et ce plaisir, il y a pourtant une mère inquiète et soucieuse d’équilibre alimentaire. Or les biscuits industriels sont rarement des modèles du genre. Je fais évidemment une chasse féroce aux matières grasses hydrogénées (lire mon billet d’il y a quelque temps à ce sujet) mais j’essaye aussi d’éviter l’huile de palme, sous toutes ces formes (hydrogénée ou non, donc) car elle est riche en acides gras saturés. Inutile de vous dire qu’une fois que j’ai éliminé tous les biscuits contenant matière grasse hydrogénée et/ou huile de palme, il ne reste généralement que les biscuits au beurre ! Ca n’est pas une solution très diététique non plus puisque le beurre, lui aussi, est riche en acides gras saturés.

La solution ? Faire moi-même le biscuit, si ce n’est idéal, du moins ni trop gras, ni trop sucré, avec des ingrédients « maîtrisés». Un biscuit qui est plutôt ici une galette car il est plus mœlleux que croquant et peut se servir sous la forme d’une grosse galette à découper, pourquoi pas au petit-déjeuner, ou de plusieurs petites à servir individuellement.

Dans ma logique du « home-made », je me suis dit que je ne pouvais m’arrêter en si bon chemin et j’ai donc fait de petits flans simplissimes. Ils sont peu sucrés : ce n’est pas un problème si vous les servez avec les galettes, cela permet de bien sentir le goût du chocolat. Servis seuls, en revanche, ils demanderont une quantité accrue de sucre pour que le palais y trouve son compte.

Les galettes aux flocons d'avoine de Rafaële

(clins d'oeil à mes années passées la Maison des Etudiantes)

Pour une vingtaine de galettes de bonne taille (7 cm de diamètre environ) ou 2 très grosses

* 200g de flocons d’avoine
* 150g de sucre, non raffiné de préférence
* 50g d’huile (colza ou autre) et 50g de purée d’amandes (ou 100g de beurre fondu)
* 100g de farine
* 2 œufs
* 8 c.s. de lait, de préférence végétal
* 1/2 paquet de levure

* Préchauffez le four à 180°C.
* Mélangez tous les ingrédients dans un saladier.
* Sur une plaque de four recouverte de papier de cuisson, faites des tas plus ou moins gros selon vos envies. Vous pouvez même présenter cette galette sous forme de gâteau (vous aurez alors de la pâte pour 2 grosses galettes).
* Enfournez pour 15 à 20 minutes.

NB : Pour une version croustillante et, paraît-il succulente, sans beurre, sans farine et sans œufs, et même sans sucre si on veut, j’essayerai bientôt les « Healthy Cookies » de Nikki dans leur version originale ou dans celle remaniée par Clotilde.

Flans au chocolat (adaptés d’une recette de Cléa dans son livre « Agar agar : Secret minceur des Japonaises")

Pour 4 personnes

* 500ml de lait, végétal de préférence (le lait de riz apportera de la douceur, le lait d’amandes, du caractère)
* 100g de chocolat, noir de préférence
* 1 sachet de sucre vanillé (ou plus si vous servez les flans sans rien de sucré pour les accompagner)
* 2 grammes d’agar-agar

* Faites fondre le chocolat dans le lait et laissez tiédir.
* Ajoutez le sucre et l’agar-agar, portez à ébullition et laissez frémir 30 secondes.
* Versez dans des ramequins ou des verrines et laissez refroidir. Placez au réfrigérateur pendant une heure au moins et jusqu’au moment de servir (ou savourez goulûment dès que c'est tiède !).

NB : Pour une version adulte de ces flans, Cléa propose d’ajouter 4 c.s. d’écorces d’oranges confites finement hachées après ébullition. Pour ma part, je regrette de ne pas avoir ajouter de poudre d’amandes. A essayer la prochaine fois.   

Posté par aliessep à 11:13 AM - Cooking / sucré - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

samedi 12 septembre 2009

Turbulences

Ciel_nuageux

Photo de Goldo Graphisme

Avec un déménagement (et pas des moindres), des turbulences perso et un voyage express pour le mariage d'une amie chère (mais oui, vous aurez droit à quelques photos…), j’ai un peu de mal à animer ce blog en ce mois de rentrée. Mais je vous promets un retour en fanfare à la fin du mois alors, si vous n’êtes pas abonné(e), il est encore temps de le faire pour ne rien rater.

Entre temps, je vous laisse avec les blogs ou sites amis qui me nourrissent quasi quotidiennement : Et vous ça va toujours ?Ma vie sans moi et The Nourish Network et 101 Cookbooks (en anglais).

Posté par aliessep à 11:04 PM - Daily life - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :



Page suivante »