Bulle et Blog

13 mai 2013

Power muffins banane-chocolat pour mère de famille pressée et fatiguée (et ses enfants !)

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Ces premiers jours de mai sont imprévisibles côté météo et n’invitent pas toujours à une nourriture plus légère. Un midi où je n’avais plus grand chose à cuisiner dans le frigo , j’ai donc décidé de compléter mon déjeuner avec les enfants par ces muffins. Je n’ai pas de recette-type pour les muffins et ne pense pas toujours à consulter mon propre blog (c’est un comble !...). Je suis donc allée glaner des idées du côté de chez Clotilde et, une fois en piste, n’ai fait que me détacher de sa recette, qui contenait du beurre (que j’aime éviter, vous l’aurez compris si vous venez par ici régulièrement) et des noix de pécan (mon fils aîné ne raffole pas des fruits secs).

Plus que jamais, j’ai misé sur le "à vue d’œil" pour la quantité de chaque ingrédient mais je m’en félicite vu le résultat : 10 charmants petits muffins au sommet bien craquants et à la pâte archi-mœlleuse. Je n’ai pas du tout respecté non plus les étapes de la recette qui impliquent de travailler d’un côté les ingrédient secs et de l’autre les ingrédients humides : pas beaucoup de temps devant moi, pas envie de m’enquiquiner avec de la vaisselle supplémentaire et surtout, pas sûre de voir une différence au final. Chez moi, on mélange donc tous les ingrédients dans le même saladier, en mélangeant peu ou prou à chaque étape. Ces temps-ci, mon attention se porte plutôt sur le petit dernier qui monte partout que sur des recettes compliquées. Cette recette ne représente donc pas une révolution dans l’histoire des muffins mais c’est un vrai plaisir à la dégustation et aussi une bonne solution pour passer les bananes archi-mûres et avoir plein d’énergie pour les activités de l’après-midi.

Comme Clotilde, j’ai choisi de faire des muffins plutôt qu’un banana bread. Les muffins, de part leur habillage individuel, ont un côté ludique et pratique qui plaît particulièrement aux enfants. Cela permet aussi d’obtenir une plus grande surface de croûte qu’avec un gâteau. Cette solution est à privilégier si vous pouvez déguster les muffins dès qu’ils sortent du four (en attendant quand même quelques minutes qu’ils refroidissent). Si vous ne pensez pas les manger tous frais, je vous conseille de ne pas tous les cuire et de les congeler pour une autre fois. Ils deviennent en effet un peu ramollos avec les heures qui passent. A court de moules à muffins, j’ai moi-même congelé mon restant de pâte dans un mini-moule à cake. A faire cuire un dimanche matin où les enfants ne se réveillent pas trop affamés. Dans le cas où il vous resterait des muffins déjà cuits, vous pouvez toujours les réchauffer au four quelques minutes le lendemain.

Power muffins banane-chocolat

Pour plus de 10 muffins

* 2 bananes bien mûres

* 1 œuf

* 90g de sucre non raffiné

* 30g de sirop d’érable (si vous n’avez pas de sirop d’érable, vous pouvez augmenter la quantité de sucre. J’irais jusqu’à 150g, et même jusqu’à 170g si vous n’ajoutez pas de chocolat)

* 55g d’huile neutre (j’utilise de l’huile de colza.)

* 30g de purée d’amande blanche

* 100ml de lait (de vache, ici, mais vous pouvez le remplacer par du lait végétal)

* 190g de farine (j’affectionne particulièrement celle de petit-épeautre, riche en magnésium)

* ½ sachet de levure

* 1 poignée de chunks (qui, littéralement, veut dire gros morceaux) au chocolat (j’achète les miennes chez G. Detou, à Lyon 2ème.)

0 – Préchauffez votre four à 180°C (vous pouvez aussi attendre l’étape 5 s’il chauffe vite.)

1 – Ecrasez les bananes dans une assiette à l’aide d’une fourchette.

2 – Dans un grand saladier, battez l’œuf avec le sucre.

3 – Ajoutez le sirop d’érable, la purée d’amande, l’huile  et le lait et mélangez à nouveau.

4 – Incorporez la farine et la levure à ce mélange.

5 – Enfin, ajoutez les bananes écrasées et les chunks de chocolat et mélangez une dernière fois (Clotilde conseille de ne pas trop mélanger non plus, afin de ne pas durcir la pâte à muffins.)

6 – Remplissez les moules à muffins aux ¾ et enfournez pendant 20 à 25 minutes jusqu’à ce que les muffins soient joliment dorés. Laissez-les refroidir quelques minutes à la sortie du four. 

Et vous, que faites-vous de vos bananes trop mûres ? 

PS : J'ai aussi adoré en leur temps ces muffins à la myrtille et ceux au chocolat sans gluten ni produits laitiers. 

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09 mai 2013

Mai, envie de lumière

Fraisier Délices des sens

Comme la France entière, j’ai souffert de ce mois d’avril gris et pluvieux à rendre Casimir neurasthénique et rêve d'un mois de mai lumineux. A défaut de trouver des asperges vertes ou des courgettes locales (j’attends avec impatience celles du jardin ;-), je me suis rabattue sur les fraises… et les fraisiers. Je ne saurais trop vous conseiller celui de Délices des sens (photo ci-dessus), la pâtisserie de Romaric Boilley située aux Halles de Lyon. Pas trop sucré, débordant de fraises, c’est une gourmandise à partager avec vos proches lors de l’un de ces nombreux jours chômés dont nous gâte le mois de mai.

J’ai découvert avec délectation les projets de ceux qui veulent promouvoir l’immense potager que pourrait constituer notre planète si on s’y mettait tous. Il y a d’abord Ron Finley, le pétulant "guérillero jardinier" qui, aux côtés des LA Green Grounds, plante des potagers dans les terrains vagues et sur les trottoirs de South Central Los Angeles. Il souhaite lutter contre le fléau que représente l’obésité et les autres maladies liées à la junk food dans cette ville où la voiture et les drive-thru sont rois en incitant les jeunes à devenir des "gangsters du jardin". Pour écouter la vidéo du discours truculent qu’il a donné sur TED (en anglais), c’est par ici

Nourriture à partager

J’ai également suivi l’aventure d’Incredible Edible (du nom de l’initiative lancée au Royaume-Uni en 2011) ou Incroyables Comestibles, qui avaient organisé de nombreuses manifestations dans toute la France le 4 mai dernier. Soutenu par le collectif Colibris de Pierre Rahbi, l'agriculteur-philosophe, ce concept citoyen et solidaire vise à faire de la ville un immense jardin partagé. Leur mot d'ordre : "On plante partout où c’est possible, on arrose et on partage." Rendez-vous sur leur page Facebook pour connaître les événements qui ont lieu près de chez vous et/ou rejoindre le mouvement. Les Lyonnais disposent même d’un blog, avec des rubriques par arrondissement.

Enfin, j’ai bu du petit lait à la lecture de l’article de Danielle Nierenberg (en anglais), cofondatrice du FoodTank, dans The Huffington Post à l’occasion de la journée mondiale de la Terre (Earth Day), le 22 avril dernier. Elle y présente 13 recommandations visant à soutenir l’avenir de notre alimentation, de notre santé et de l’agriculture. Il y est évidemment question de saisonnalité, de locavorisme et de slow food mais ce ne sont pas ces recommandations que j'ai retenues.

Je leur ai préféré la 11ème recommandation, dans laquelle Danielle Nierenberg fait référence à deux études récentes qui démontrent que plus des personnes mangent de fruits et légumes, plus elles sont heureuses et optimistes. La 13ème recommandation prône quant à elle la convivialité à table. Parler, rire, partager un bon moment autour d’un repas est source de bien-être et de santé. C’est un des atouts de la culture française… et un des plaisirs quotidiens auxquels je n'aime guère déroger. Alors que ce soit un déjeuner entre copines ou copains, un dîner en famille ou un pique-nique entre amis, multiplier les occasions de vous faire du bien, moralement comme physiquement. Manger (autant de fruits et de légumes que possible), prier (au sens large, j’entends) et aimer, comme dit le livre. *

Et vous, quels sont vos coups de cœur et envies du mois ? 

* Mange, prie, aime d'Elisabeth Gilbert

01 mai 2013

Tarte rustique pour printemps tardif : betteraves, pommes et tomme

Tarte version 2 fond Bensimon

Je n’ai pas pour habitude de partager ici des recettes qui ne soient pas testées et éprouvées. Celle-ci demande pourtant des améliorations mais elle est aussi déjà tellement bonne telle quelle que je ne résiste pas au plaisir de vous la livrer sans plus tarder. Et je compte sur vous pour me proposer des pistes de changement.

L’idée m’en est venue en feuilletant le livre de la créatrice culinaire Keda Black : Vieux légumes, le grand retour. Très chic, de format vertical, il répertorie une vingtaine de "vieux légumes", des rutabagas au panais, en passant par le pissenlit, et propose une centaine de recettes contemporaines pour les cuisiner. Sur fond noir ou blanc, les photos d'Akiko Ida respirent l'élégance et la gourmandise. Trouver mon inspiration dans un livre sur les légumes-racines au mois d’avril, c’est un poil déprimant, je vous l'accorde, mais les courgettes locales se faisant attendre, je continue de miser sur la valeur sûre que représente la betterave. Keda Black propose dans son livre des tartelettes betterave noisette, je leur ai préféré une grande tarte familiale à laquelle j’ai ajouté des pommes, pour créer une tarte sucrée-salée qui réveille le palais. 

Livre Keda Black

L’alliance pomme-betterave est parfaite, d’autant plus si vous trouvez des pommes acidulées dont le fondant viendra contrebalancer le goût rustique de la betterave. La noisette s’utilise ici sous forme de purée (vendue en magasins bio) qu’on étale sur la pâte à tarte. Elle apporte de la gourmandise et une onctuosité bienvenue, je ne vous propose donc pas de la remplacer pas des noisettes concassées. Que reste-t-il donc à améliorer ?

Le choix du fromage, pour commencer : de la tomme, comme le conseille Keda Black. J’étais ravie de trouver une tomme de brebis locale (fabriquée à Saint-Martin-en-Haut, les autochtones apprécieront…) pour mon premier essai mais elle n’a pas fondu à la cuisson et a donc formé des morceaux trop secs en bouche. Le deuxième essai a été pratiqué avec de la tomme de chèvre, qui a extrêmement bien fondu… mais n’avait pas assez de goût. J’attends avec impatience vos conseils sur le choix de la tomme à utiliser ici et vos bonnes adresses le cas échéant. 

La pâte à tarte a constitué la deuxième difficulté. Pour une fois que je me décidais à la faire moi-même, j’ai encore été déçue. Il faut dire que je ne souhaite pas utiliser de beurre, par convictions diététiques autant que souci de ma ligne. A plus de 40 ans, je n’ai toujours pas trouvé une recette de pâte à tarte qui me convienne. Problématique, non ? J’ai testé pour cette tarte deux recettes de pâtes à tarte : celle aux petits suisses du blog C’est ma fournée et la pâte à tarte éclair du blog Le Pétrin. La première m’a paru trop grasse et la deuxième trop sèche et difficile à étaler. Sans parler  de la sempiternele question de la pré-cuisson. Est-ce la seule solution pour obtenir une pâte bien cuite, surtout en son centre ? Vos recettes de pâte préférée, vos trucs de grand-mère, vos conseils de pétrissage sont tous les bienvenus pour remédier à mon grave souci de quadra éplorée ;-) En attendant, par ici ma recette imparfaite... mais si bonne ! 

Rosace

Tarte aux betteraves, pommes, noisettes et tomme, adaptée de la recette de Keda Black

* 1 pâte à tarte

* 3 c.s. bien pleines de purée de noisette (j'utilise celle de la marque Jean Hervé, disponible en magasins bio)

* environ 200g de betterave cuite (Il vous sera plus facile d'obtenir une jolie rosace si vous travaillez des betteraves d'un diamètre à peu près identique à celui des pommes.)

* 1 à 1 pomme 1/2 selon sa taille, de préférence acidulée (de type Granny ou Elstar) 

* 150g de tomme de brebis ou de chèvre

1 - Etalez la pâte à tarte dans un moule, piquez-la à la fourchette et étalez la pâte de noisettes de manière égale dessus. 

2 - Coupez la betterave en 4 puis tranchez-la en fines lamelles (4mm. max). Faites de même avec la pomme. 

3 - Répartissez les lamelles sur le fond de tarte en alternant une lamelle de betterave et une lamelle de pomme afin de constituer une rosace (J'ai utilisé une main pour les betteraves et l'autre pour les pommes afin de ne pas tacher les pommes du rouge de la betterave. Je ne suis pas sûre que ces efforts soient visibles après cuisson !). 

4 - Coupez la tomme en copeaux et répartissez-les sur la totalité de la surface de la tarte. 

5 - Enfournez pour 25 à 30 minutes dans un four à 180°C. 

Et vous, que cuisinez-vous en attendant les légumes de printemps ? 

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22 avril 2013

Brunch aux Salins, Lyon Confluence (terrasse du printemps/été... s'il arrive un jour)

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Crédit photo : lyonmag.com

En ce dimanche grisou où notre lave-vaisselle avait décidé de nous lâcher, l’idée de ne pas cuisiner pour le déjeuner ne pouvait que me séduire. Sortir avec les enfants et qui plus est, sortir prendre un brunch, une de ces activités que peu de parents semblent réussir à faire, me paraissait le Graal absolu. Depuis que j’ai des enfants, soit bientôt 6 ans, je n’ai eu l’occasion d’en tester qu’un seul, décevant, au par ailleurs super chic Hôtel Westin, à Paris, accompagnée d’une amie. Sauf que nos enfants, cette fois-ci, étaient bien avec nous, les bougres. Où donc bruncher en famille à Lyon ?

J’avais comme tout le monde découvert avec bonheur la carte des meilleurs brunchs lyonnais établie par MyLittleLyon mais il n’y était pas mentionné le brunch de cet établissement dont l'histoire récente pleine de rebondissements et la situation géographique dans le quartier Confluence, en pleine mutation, en font un lieu quasi-mythique à Lyon. Après un chef étoilé, Nicolas Le Bec, qui quitte l’été dernier le navire qu’il avait mis à l’eau, la Rue le Bec, sans demander son reste, c’est le MOF et chef étoilé Christian Têtedoie qui se retire du lieu rebaptisé Les Salins (en référence à son histoire) quelques mois seulement après son arrivée en tant que conseiller culinaire auprès de trois autres associés. Depuis le début du printemps, c’est Jean-Christophe Larose, patron du groupe Cardinal, qui a repris la barre. Il s’est adjoint les conseils du chef Frédéric Berthod (33 Cité), qui a lui-même propulsé en cuisine le chef Julien Ducoté, l’un de ses anciens collaborateurs.

Ouf ! Que de remue-ménage ! Mais qu’est-ce que ça donne pour les clients en cuisine ? Un esprit "brasserie qualitative"… qui se paie. Avec un prix de 50€ par adulte et 28€ par enfant (je ne sais pas si les moins de 5 ans paient, pas dans notre cas), ce brunch est probablement l’un des plus chers de Lyon, après celui du Pavillon de la Rotonde (60€) et avant celui du Hilton (40€). Il est servi de 11h à 15h, à volonté, avec une formule buffet et comprend une bouteille de vin pour deux personnes ainsi que toutes les autres boissons (café, thé, jus de fruits) à volonté également.

Terrasse Salins

Crédit photo : Les Salins

Pour nous qui sortons peu, et encore moins avec les enfants, ce prix m’a paru presque indécent… jusqu’à ce que je le déconstruise avec mon restaurateur de mari. D’abord, et c’est là le principal, tout était bon. Je ne suis pas une fan d’huîtres, n’avais pas envie de foie gras, ni même de saint-jacques ce jour-là, mais tous ces produits sont proposés, de même que du saumon fumé, du tartare de thon, des sushis, des makis, des nems et j'en passe. Il y en a pour tous les goûts. Les miens, à tendance végétarienne, m’ont davantage orientée vers les crudités, joliment présentées, les fruits frais tranchés ou en salade et les samoussas croquants avec leur sauce aigre-douce. Sans oublier le gratin de macaronis qui était crémeux et gratiné à souhait. Je me suis limitée sur les desserts, tous appétissants, mais ce n'est pas faute de choix. Entre la mousse au chocolat, les mini panacotta, les petits choux au praliné, autant vous dire que je n’ai pas pris de goûter ce jour-là et guère dîné non plus. 

Ce billet, contrairement à beaucoup d’autres, ne vous parlera pas de nourriture locale, ni de saison. Ce n’est clairement pas le souci principal des Salins. Leur volonté est de pérenniser l'affaire tout en satisfaisant le client. Pour moi, la quasi-végétarienne obsédée par l’anti-gaspi, mon brunch idéal n’est pas celui servi à volonté, sans souci des saisons mais je ne vais pas bouder le plaisir que j’ai pris aux Salins (et tire mon chapeau aux petites assiettes, qui empêchent de consommer à l'excès). Installée tranquillement dans un coin de l’immense salle, près du bac à poissons, j’ai pu apprécier le sourire de mon fils aîné faisant sagement la queue pour obtenir une barbe à papa (qu’il avait choisie plutôt qu’une crêpe ou une gaufre, ou encore du popcorn). Quand il n’était pas occupé à l’étage (dans l’ancienne salle de restaurant gastronomique, avec vue plongeante sur la Saône !) par une animatrice qui lui a proposé le choix entre dessin et maquillage, avant de lui offrir un petit cadeau avant de partir. Un enfant heureux fait un parent heureux, les commerçants le savent bien....

Mon bébé, bien calé dans la chaise haute qui lui immédiatement été mise à disposition, a pour sa part dévoré les carpes et poissons rouges... des yeux et n’a guère été perturbé par la musique lounge, ni par les denrées bien moins équilibrées que d’habitude que je lui ai proposées (ne pensez pas trouver purées ni compotes). Il ne marche pas encore mais babille parfois (très) bruyamment. Cependant, vu l’immensité de la salle et l’esprit familial qui y régnait, cela n’a dérangé personne - même pas moi ! A ce prix-là, il aurait mieux valu que je sois plus gourmande de produits de luxe  et mon fils moins occupé à s'amuser, mais nous sommes tous repartis repus et heureux. Dans un monde idéal, il faudrait pouvoir faire une grasse matinée et venir entre amis refaire le monde autour de ce brunch, sans contrainte de sieste. Pas de limite de durée, et guère de limite d’espace. Pensez donc : 2000m2 dedans (ma préférence va au sublime chai et son mur de tonneaux) et 1000m2 dehors, en bord de Saône. Le printemps vous appartient.

Et vous, où allez-vous bruncher à Lyon, en France et au-delà ? 

Les Salins

43 quai Rambaud

69002 Lyon

04 78 92 87 87

Brunch de 11h à 15h (il est prudent de réserver)

 

08 avril 2013

Le 1er #FoodCamp à #Lyon, j'y étais ! Et je vous raconte....

FoodCamp Lyon

Hier, dimanche 7 avril, à une heure un peu matinale pour certains, une petite cinquantaine de foodingues se sont donc retrouvés chez Little Petits Gâteaux à l’occasion du premier FoodCamp organisé à Lyon par Dominique, du blog Cuisine Plurielle, et Quentin et Stéphanie, du collectif Geek & Food, et animé par Edwige. Le premier FoodCamp français s'est tenu à Dijon en 2010 et le dernier FoodCamp a eu lieu en 2012, à Soissons, lors du Salon du blog culinaire.

Mais qu’est-ce qu’un FoodCamp, me demanderez-vous ? Un FoodCamp (en un mot) est un BarCamp rassemblant des passionnés de cuisine et de gastronomie, sur fond de technologies numériques. Vous n’êtes pas plus avancés ? Un BarCamp, selon Wikipédia, c’est "une rencontre, une non-conférence ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp." Les mots participatif et geek sont clefs dans ce type de rencontre et l'événement a donc été "retransmis" via les réseaux sociaux dès son lancement, Dominique nous encourageant à tweeter et à poster sur Facebook sans relâche, ainsi qu’à prendre un maximum de photos et de vidéos. 

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Le salon de thé Little, Lyon 2ème, créé par Audrey

Après un rapide tour de table (afin que chacun donne son prénom et se définisse en trois mots) où les adjectifs passionné, locavore et gourmand ont été récurrents, le premier atelier commençait déjà. Répartis en quatre groupes, au gré des questions liées à la cuisine et aux nouvelles technologies que chacun avait soumis sur un Post-It, nous avions une quarantaine de minutes pour échanger. Un rapporteur était chargé de présenter les conclusions de chaque groupe à l’ensemble des participants à l’issue des échanges.

Si les thèmes des échanges étaient variés, c’est parce que les participants l’étaient tout autant. Il y avait évidemment pas mal de blogueuses, surtout culinaires, mais aussi des communicants et de purs passionnés de cuisine. J’ai participé au groupe "Geek" et si nos échanges ont été fructueux, j’en retiens surtout le plaisir d’avoir approfondi la connaissance de mes partenaires de travail. Il y avait là Virginie, du blog Cuisine MonochromeAline, la créatrice, avec Stéphane, de l’épicerie fine en ligne Le Point Gourmet, Clémence, cuisinière "tout terrain" auvergnate, et enfin Céline, chargée de la communication d’un groupe de 15 restaurants parisiens. Avec elles, j’ai pu parlé référencement, community management, coworking, rémunération des blogueuses. Des sujets aussi passionnants que ceux concernant la santé, les nouvelles tendances culinaires ou encore les produits locaux, abordés par les autres groupes.

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Accords jambons crus-vins

Un FoodCamp, c’est aussi de la nourriture, de la vraie, de la fraîche, de la bonne, fournie par les participants (participatif, on a dit, vous vous souvenez ?). Je ne vous suprendrai pas en vous disant que nous n’avons pas eu faim. D’autant que l’apéro a commencé sur les chapeaux de roue avec une dégustation de jambons crus d'Aoste, partenaire de l'événement, présentés par Vincent et Christelle, et de vins proposés par All You Need is Wine. Serrano et vin du Luberon ou pata negra et Syrah ? Entre les deux, mon cœur balance. Quoique j’ai aussi beaucoup aimé le Mâcon accompagné de doux jambon de Savoie. S’en est suivi un beau buffet coloré où m’ont marqué les raviolis d’Antoine, les panacotta au fenouil confit  de Christine, productrice de fruits et légumes, et les cheese cakes généreusement offerts par Audrey, de Little. Je n’ai pas goûté à la bière auvergnate mais ce n’est pas faute de promo de la part de Clémence !

Après la matinée de réflexion et ce copieux déjeuner, c’est une après-midi ludique qui nous attendait avec des ateliers proposés par des intervenants extérieurs. Une fois les deux espaces de Little transformés (une belle pirouette logistique), nous avions donc le choix entre atelier smoothies avec Dominique (et les partenaires Seb, Capfruit et le Marché de gros) pour faire le plein de vitamines, atelier cupcakes avec Audrey, atelier herbes sauvages par Cueille et Croque ou encore une présentation d’épices par Ethic Valley autour de la fontaine au chocolat et une création de berlingots (au fer à lisser !) avec Miit Studio, les designers du comestible. A ne plus savoir où donner de la tête !

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Tanaisie cueillie à Vernaison 

J’ai pour ma part rejoint Frédérique, de Cueille et Croque, et découvert avec elle la tanaisie, une ombellifère qu’elle ramasse au bord du Rhône,  du côté de Vernaison, et avec laquelle nous avons confectionné un cake au chocolat, non sans avoir enlevé les tiges au préalable. Le résultat ? Un goût subtil, élégant, japonais dans l’esprit. J’adorerais aller en cueillir et en stocker dans mon congélateur, même si Frédérique nous a mis en garde contre ses propriétés abortives. J’ai aussi aimé le pesto réalisé avec de l’ail des ours, une plante que l’on retrouve au printemps (et que les ours mangeraient au sortir de leur hibernation), à la saveur forte et aux nombreuses vertus thérapeutiques. 

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Grégory Cuilleron (au milieu) avec Jean-Pierre Raffin (à gauche) et Jeff Nalin

Notre célébrité locale, Grégory Cuilleron, a fait une apparition remarquée, entouré de ses acolytes Jean-Pierre Raffin, de Tous des Chefs et du photographe culinaire Jeff Nalin, dont les photos de grands chefs ornaient les murs de chez Little pour l'occasion. Toujours aussi sympathique, il s’est prêté de bon cœur à l’exercice du cupcake et du smoothie. Alors que les doggy bags s’organisaient, sonnant la fin de l’événement, j’ai longuement discuté avec celui qui deviendra sous peu, je l’espère, un blogueur culinaire et plus tard, le chef de son restaurant, j’ai nommé Antoine Gonnot, jeune communicant passionné et intarissable sur la cuisine, qu’il pratique chez lui autant qu’il peut. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas parlé de lui... De belles rencontres, de la bonne nourriture, des ateliers enrichissants, que demandent les foodingues ?  

Et vous, avez-vous déjà participé à un BarCamp ou à un FoodCamp ?

Merci encore aux organisateurs du FoodCamp et à leurs nombreux partenaires.



04 avril 2013

Avril, envie de renouveau

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Crédit photo : Madame Mo (affiche abécédaire nippon)

A l’heure où je vous écris, le printemps se fait désirer, pointant à peine le bout de son nez et encore, pas dans la France entière. Ici, je me ravis quotidiennement du chant des oiseaux, tout comme des babillements de mon bébé. Retour sur les plaisirs du mois écoulé et flash sur ceux à venir. 

Ce mois de mars passé, ma famille et moi nous sommes régulièrement nourris de mon classique gâteau au yaourt et de betterave, quand ce n'est pas les deux ensemble (ajoutez environ 150g de betterave cuite mixée à la recette de base), mes deux TOC du moment !

Moi qui mange très peu de viande rouge (par philosophie autant que par goût), j’ai découvert avec délectation le Fin gras du Mézenc (une région située entre la Haute-Loire et l'Ardèche), une AOC de viande bovine. Selon une vieille tradition, les animaux étaient engraissés tout l'hiver avec le foin produit sur les prairies d'altitude et vendus sur les marchés à Pâques. La tendreté incroyable de cette viande m'a vite fait oublier le gigot de 7 heures que je n'avais pas pu faire. 

Enfin, je n’ai pu que me réjouir d’apprendre que le carrot Cake du Café Mokxa (Lyon 1er),que j'avais nommé sans hésitation "The Best Carrot Cake in Town" est aussi consommable "to go", à emporter donc. Pas besoin d’attendre que la faim soit là pour l’acheter et le rapporter chez soi comme un trésor dont on jouira une fois l’estomac en état d’avaler cette bombe calorique. Au petit-déj, pourquoi pas ? Vous pourrez même en apporter à vos amis qui ne vivent pas à Lyon... en attendant que Claire, sa créatrice, le propose à la livraison. 

Pour changer des gâteaux, je me pencherais volontiers sur les légumineuses et les céréales oubliées en feuilletant Céréales originales et savoureuses légumineuses, le dernier livre de la prolixe Marie Chiocca, blogueuse que j’ai découverte grâce au blog Makanai. 

Ce qui me fait également saliver en ce premier mois du printemps, c’est le premier Food Camp à Lyon ce dimanche 7 avril, organisé par Quentin, de Geek and Food, et Dominique, de Cuisine Plurielle. Mais quelles surprises nous réservent-ils donc ?

Dans la région, il y a aussi de quoi se réjouir culturellement, notamment avec l’exposition consacrée à Charlotte Perriand et le Japon au MAM de Saint-Etienne (proposée jusqu’au 26 mai), dans le cadre de la Biennale internationale Design Sain-Etienne 2013. Pas très médiatisée, cette expo pourtant inédite reflète "la réciprocité des échanges entre la première femme designer française et le pays du soleil levant."

Le Japon m’attirant de plus en plus, j’aimerais aller déjeuner au restaurant Motchiya à Toulouse, présenté comme une "petite cantine japonaise familiale et pause goûter". Cette échoppe de 12 couverts tenu par Norio (le compagnon de la créatrice de Madame Mo), d’origine japonaise, privilégie les producteurs biologiques et les circuits courts et fait la part belle aux légumes - tout ce que j’aime. Vous pouvez lire l’interview de ces deux créateurs dans le dernier numéro de Pure Green Magazine. 

Pour revenir au niveau local et finir en beauté, je tire mon chapeau à la région Rhône-Alpes, leader de l’agriculture bio en France (info du Progrès, 27 mars 2013) avec 2554 agriculteurs bio en 2012. La palme revient à mon département de cœur, j’ai nommé la Drôme, qui compte près de 1000 producteurs bio. Manger local ET bio devrait devenir tâche (plus) facile. 

Et vous, quels sont vos coups de cœur et vos envies du mois ? 

25 mars 2013

La Noisetine du Lyonnais (pâte à tartiner) ou le locavorisme gourmand


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On nous parle à tout bout de champ de circuits courts (comme l'autre jour sur On va déguster) et de locavorisme. Moi, je suis d'autant plus partante pour consommer local que je peux me régaler des produits des Monts du Lyonnais, une zone riche en petits producteurs, située au sud-ouest de Lyon, à cheval sur les départements du Rhône et de la Loire. Après les chutneys de Mornant, mon "effort" locavore préféré est donc la Noisetine du Lyonnais.

Comme son nom l’indique, cette pâte à tartiner, qui existe depuis déjà 20 ans, est fabriquée à partir de 75% de noisettes minimum, issues des Noiseraies du Lyonnais à Pollionnay, à 18km de Lyon. Ces noiseraies, cultivées sur 11 hectares, sont la propriété de Chantal et Robert Ravel, qui les ont plantées il y a 35 ans. Ils fabriquent aussi de l’huile vierge de noisette et des croquets aux noisettes.

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Version chocolat, cette crème de noisettes contient aussi du sucre roux de canne, du chocolat à hauteur de 5%, de l’huile de coco (qui aide à raffermir la pâte) et du beurre de cacao. Elle ne contient ni additif, ni conservateur. Comparée à la crème de noisette Pralus, sa texture est plus granuleuse, plus rustique mais tout aussi gourmande. Je la savoure sur du pain grillé complet ou des petits pains suédois au petit-déjeuner, comme Madame Ravel, qui m'a avoué ne toujours pas s'en être lassée en 20 ans de dégustation matinale ! Elle peut aussi être utilisée en pâtisserie... et à toute heure de la journée. 

A 8,11€ le pot – en verre - de 370g (soit 21€ le kilo), cette crème-ci est moins chère que celle de Pralus (30€ le kilo), qui se présente comme un produit de luxe. Dans les deux cas, on a affaire à une fabrication 100% artisanale et de qualité, qui justifie le prix. Vous trouverez ce délice dans plusieurs points de vente de Lyon et sa région (cf. liste en fin de billet), distribution locale oblige, mais aussi au Lafayette Gourmet, attenant aux Galeries Lafayette du boulevard Hausmann à Paris. Il n'y a pas que les locavores qui ont le droit d'être gourmands ! 

Et vous, quels bons produits locaux consommez-vous ?

Noisetine du Lyonnais

Disponible version nature ou au chocolat, en pot de 210g ou de 370g chez les revendeurs suivants : 

- Violette & Berlingot : 52 passage de l'Argue, Lyon 2ème

De l'autre côté de la rue : 75 cours de la Liberté, Lyon 3ème

- Les gourmandises d'Alexandre : 10 rue Bugeaud, Lyon 6ème 

Scarole & Marcellin : 98 rue Béchevelin, Lyon 7ème

- Mirvine : 50 avenue de la République, Tassin-la-demi-lune

- La Ferme lyonnaise (groupement de producteurs locaux) : 26bis avenue Edouard Millaud, Craponne

- Un dimanche à la campagne (groupement de producteurs locaux, où vous retrouverez les Ravel en personne, selon leurs permanences) : La Durantière, Thurins

- Terres lyonnaises (groupement de producteurs locaux) : 475 route de Mornant, Saint-Laurent d'Agny

21 mars 2013

Conférence : "A table ! Les enjeux des repas en famille", organisée par La Cause des Parents le 28 mars (Lyon 4ème)

IDARNISA4Une conférence concernant l'alimentation, proposée par une asso que j'adore et présentée par une diététicienne-nutritionniste passionnée, maman de deux enfants. Que demande le peuple ? 

Réservez donc et retrouvez-y moi jeudi prochain ! 

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18 mars 2013

Restaurant Label Hélène, Lyon 6ème

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Pour faire descendre de sa colline le chef Frank Blanc, ardéchois d’origine mais croix-roussien de cœur, il fallait bien les beaux yeux d’Hélène. C’est donc lui qu’on retrouve aux commandes de cette nouvelle adresse située au coin de la rue Molière et de la rue Bugeaud - en lieu et place de feu Poivre d’âne -  avant qu’il ne passe les rênes à Pauline, jeune chef bourguignonne. 

Annoncée comme un "resto de filles", le lieu ne déçoit pas. On retrouve l’ambiance broc du Canut et les Gones (le QG de Franck) mais épurée et féminisée. Le carrelage d’origine au sol donne le ton, dans des camaïeux de brun et d’orange. Des lés de papier peint fleuri aux gravures rétro en passant par l'orchidée qui trône sur la demi-cloison qui sépare les deux salles principales, tout est pensé avec soin et avec goût. Ni girly, ni kitsch, l’ambiance est chaleureuse et cosy, avec une recherche au niveau des luminaires dont pas mal de restaurants pourraient s’inspirer. C’est chiadé, comme dirait ma mère.

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Hélène Fleuriot vous accueille derrière son comptoir nouvellement créé, qui jouxte la longue table d’hôtes en bois idéalement située pour vous permettre de jeter un œil en cuisine. Après plusieurs années passés à œuvrer au Café Bellecour, une institution lyonno-lyonnaise, Hélène, soutenue par sa famille et par Franck, a réalisé son rêve de jeune fille : ouvrir sa propre affaire. Dans l’assiette, je me suis un peu crû au Canut, une ressemblance qu’Hélène ne renie pas, loin de là. La cuisine est donc traditionnelle mais néanmoins créative et fait la part belle aux produits frais et de saison. 

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Saumon en carpaccio épais, juste tiédi au four, marinade de petits légumes, roquette (entrée)

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Dos de lieu noir, beurre blanc gratin de chou fleur, brocolis vapeur (plat)

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Suprême de volaille, sauce à la pâte de curry, purée de pommes de terre à la tapenade, carottes violettes au miel et au poivre de Sichuan

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Poire Label Hélène : charlotte vanille, poire pochée, coulis au chocolat

Le menu du soir ne vous décevra pas non plus avec, entre autres, la célèbre et fondante pluma de pata negra qu'on retrouve aussi à la Croix-rousse. J'ai cependant deux regrets. Le premier, pouvoir choisir un entrée végétarienne (je n'ose dire un plat...). A quelques mois du maillot, mes envies de légumes et de légèreté prennent le dessus. On est un resto de filles ou pas ? Le deuxième, un dessert un peu plus pêchu : pas facile pour une poire, d'accord ! Mais quand on est habitués aux fins desserts du Canut, mis au point par une non moins fine équipe de Japonais, on a des attentes... Il reste qu'en ces temps incertains de tromperies culinaires, chevalines ou autres, il est réconfortant de fréquenter une maison sérieuse comme celle-ci. 

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Label Hélène

29 rue Molière

Lyon 6ème

04 72 74 44 14

Ouvert du lundi au vendredi, midi et soir

A midi, formule entrée + plat ou plat + dessert à 15€, « la totale » (entrée, plat, fromage et dessert) à 18€

Le soir, carte du moment à 27€ (entrée + plat + fromage ou dessert)

07 mars 2013

Petites leçons de cuisine à la truffe, et Brillat Savarin truffé


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Vite, vite, la fin de la saison de la truffe approche à grands pas et il est encore temps de vous parler d’un très joli livre sorti sur le sujet. Il m’a été envoyé par son auteure, Bénédicte Appels, l’heureuse propriétaire de la Maison du Moulin, une maison d’hôtes située à Grignan, en Drôme provençale, là où le "diamant  noir" abonde sous les chênes.

C’est le deuxième livre que publie Bénédicte sur le sujet, après La Truffe, métamorphoses délicieuses, aux éditions Gramond, en 2010. Si j’ai préféré la couverture du premier, qui me donnait envie de plonger direct dans le velouté de châtaignes surmonté d’un dôme de chantilly et de lamelles de truffes, j’adore la présentation du deuxième. Les pages blanches ont succédé aux pages noires et surtout, les magnifiques photos de la photographe belge Mireille Roobaert exaltent non seulement les recettes à base de truffe mais aussi la douceur de vivre à la Maison du Moulin au gré ses saisons. Je vous emmène y faire un tour ?

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Bénédicte et son mari Philippe, tous deux d’origine belge, se sont installés dans la Drôme en 2000 avec l’envie de changer de vie et ont ouvert leur maison d’hôtes l’année suivante. Leur moulin, situé à quelques kilomètres seulement du village de Grignan, est niché au cœur des vignes, "entre truffières et lavandes". Bénédicte, amatrice de bonne chère, a vite ressenti le besoin de proposer également une table d’hôtes et a passé son CAP de cuisine en 2003. Le couple propose des week-ends dégustation autour de la truffe avec visite de Grignan, découverte du mythique marché aux truffes de Richerenches, cavage avec leur chien Mandoline, atelier de cuisine et bien sûr, plusieurs repas aux truffes. 

Car la truffe se cuisine de l’apéro au dessert, comme le démontre les 50 recettes présentées dans Petites leçons de cuisines à la truffe. Un premier chapitre intitulé Tout savoir sur les truffes permettra aux néophytes de distinguer les variétés de truffes et de savoir comment les conserver et les préparer. Les autres chapitres s’égrènent au fil du repas : indispensables, amuse-bouches, entrées, plats, fromages et desserts, introduits à chaque fois par un montage photo qui met en scène les paysages du terroir ou des environs du moulin autant que la préparation de la truffe. Ou comment partir en week-end à moindre prix tellement les photos sont évocatrices de cette nature drômoise radieuse et de l’élégante décoration provençale de la maison d’hôtes.

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Je retiens évidemment la recette de la brouillade aux truffes (p. 75), un grand classique et peut-être aussi la préparation qui met le mieux en valeur le parfum de la truffe tant que la règle d’or est respectée, à savoir mettre œufs et truffes ensemble dans un bocal hermétique au moins 24 heures avant de les cuisiner. C’est en tous cas la recette que nous réalisons le plus fréquemment chez nous, précédée de simples tartines (pain grillé + lamelles de truffes + filet d’huile d’olive + fleur de sel) pour l'apéritif. 

Mais vous trouverez aussi moults recettes plus originales et toutes plus tentantes les unes que les autres. Un petit tour d’horizon de celles qui m’ont fait baver d’envie ? Les cromesquis aux truffes (p. 34), le tout simple mais efficace croque-truffe (p. 37), le carpaccio de rattes et Saint-Jacques (p. 44) pour sa présentation graphique, le waterzooi de poule à la crème de truffe (p. 102) et la charlotte au chocolat truffée (p. 118). Si je garde un souvenir ému du Brie truffé placé sur les braises dans la cheminée du moulin à l’occasion du déjeuner truffes de notre mariage, c’est le Brillat Savarin qui nous a tentés cette année. Préparez-vous à rugir de plaisir !

Brillat Savarin truffé

Crédit photo : Mireille Roobaert

Brillat Savarin truffé, adapté de la recette de Bénédicte

Pour 4 personnes

Préparation : 5 minutes

Temps de pause : 48 heures

* ½ Brillat Savarin

* 1 belle Melanosporum râpée en fines lamelles (Bénédicte utilise une truffe de Bourgogne ou Tuber Uncinatum.)

1 – Deux jours avant, préparez le Brillat Savarin :  coupez le en deux, recouvrez entièrement une moitié de lamelles de truffes et recouvrez de la deuxième moitié.

2 – Emballez le fromage dans du film alimentaire et mettez le au réfrigérateur pendant 48 heures.

3 – Au minimum 30 minutes avant le repas, sortez le fromage du réfrigérateur. Ne le sortez du film qu’au moment du service car il a tendance à couler.

4 – Dégustez sans attendre. 

La suggestion de Bénédicte : accompagner le Brillat Savarin d’une salade de mesclun parfumée à l’huile de truffe.

Bénédicte ajoute 100g de mascarpone ainsi que du sel et du poivre dans sa recette. Notre Brillat Savarin était si riche et si goûtu que nous nous sommes contentés de le servir tel quel... avec les lamelles de truffe. 

Accord mets-vin : je vous suggère d'accompagner ce fromage truffé d'un vin du terroir Grignan-les-Adhémar, évidemment, comme un Terre d'épices du Domaine de Grangeneuve ou la cuvée Emotion du Domaine de Montine

Et vous, connaissez-vous la truffe ? Si oui, comment aimez-vous la cuisiner ?

La Drôme provençale est chère à mon cœur et vous pouvez aussi la retrouver à d’autres occasions sur mon blog, notamment pour en apprendre plus sur le lavandin et le Festival de la Correspondance

Petites leçons de cuisine à la truffe de Bénédicte Appels, photos de Mireille Roobaert, éditions Racine, 2012 (autour de 21€)

La Maison du Moulin

26230 Grignan

04 75 46 56 94

06 23 26 23 60

info@maisondumoulin.com



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