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Chaque année, au mois de décembre, alors que les fêtes s'annoncent, je rêve de ce que je vais pouvoir confectionner de mes petites mains comme gourmandise à offrir et/ou à apporter au repas de Noël. Je finis généralement par ne rien faire !!!… mais le déplore. Cette année, j’étais bien décidée à inverser la tendance mais, prise par la course aux cadeaux, je n’avais encore pas la moindre idée de ce que j’allais faire à quelques jours de Noël. Je n’avais pas été convaincue par les propositions vues ça et et je craignais que les truffes au chocolat sésame thé vert vues dans Elle à table ne soient pas appréciées en fin de repas. Et puis, le samedi précédent Noël, en allumant presque par erreur la TV, je suis tombée sur Nigella !

De sa cuisine londonienne où brillait un nombre incalculable de guirlandes, la pulpeuse Nigella Lawson m’a fait rêver en réalisant les recettes qu’elle considère incontournables pour les fêtes : un bon vin chaud aux épices, un jambon cuit parfumé, un Christmas pudding de dernière minute, un Gravlax et un chutney pommes-canneberges. Un chutney ! Mais bien sûr : voilà la recette que j’avais envie toujours eu envie de réaliser depuis des années sans jamais m'y atteler.

Quelle ne fut donc pas ma déception en ne trouvant la recette du chutney de Nigella ni sur le site de Cuisine TV, ni sur son site à elle . Je n’allais pas laisser tomber mon projet culinaire de Noël pour autant et, quelques recherches sur le web plus tard, je tenais ma recette : un doux mélange entre une recette de Miss Diane et une de Saveurs du Monde.

Je remercierais presque mon fils de s’être levé à 6h du matin le 25 décembre car, grâce à lui, j’ai pu apporter mon chutney au repas de Noël du 25 chez mes beaux-parents et pas seulement à celui du 26 chez mes parents, impressionnant ainsi non seulement mon grand frère mais aussi ma belle-mère. Il est vrai que mon chutney a été prêt in extremis le 25 (2h45 de cuisson, quand même !) et que les températures sibériennes ne m’ont jamais tant plu que ce jour-là, utiles qu’elles ont été à faire refroidir mes pots illico sur le rebord de la fenêtre.

Je ne sais pas si Gilbert a bien apprécié mon « projet chutney » vu l’odeur acide qui s’est dégagée de la cuisine une bonne partie de la matinée, vinaigre de cidre aidant, mais moi, j’ai ressenti un grand plaisir et une grande fierté à remplir mes bocaux et à les offrir à nos hôtesses et à mon frère. Sans parler du petit pot que j’ai pu donner à mon amie Marie-Astrid, de passage à Lyon. A qui donnerai-je le dernier pot ? Je me tâte encore… Je savoure moi-même tous les jours le résultat de mon travail : avec l'excellent foie gras fait par le chef des Garçons Bouchers (nous en avons mangé quasiment tous les jours depuis le 25 !) et avec les restes froids de la non moins succulente dinde de ma maman. A ce rythme-là, il va falloir que j’en refasse fissa.

Allez, je vous donne enfin la recette, qui permet de remplir 5 bocaux moyens environ. N’ayant pas trouvé de canneberges séchées, je les ai remplacées sans état d’âme par quelques raisins secs.

Chutney pommes vertes–oignons

1,5 kg de pommes vertes (type Granny Smith)
400 g d’oignons
raisins secs (autant ou aussi peu que vous le souhaitez)
375 ml de vinaigre de cidre
500 g de sucre (j’ai opté pour du sucre de canne complet)
du gingembre frais, pelé et hâché finement
1 c. café de 4-épices

* Eplucher les pommes, enlever le cœur et couper en gros dés.
* Dans une grande casserole, mettre tous les ingrédients, porter à ébullition et laisser cuire à feux doux 2 à 3h ou jusqu’à ce que le liquide soit presque tout évaporé.
* Dès que le mélange commence à épaissir, remuer pour éviter qu’il attache, et couper la cuisson. Le mélange doit bien garder sa forme quand on le prend à la cuillère.
* Verser bouillant dans des pots stérilisés.

Enjoy !