Je vous ai déjà parlé il y a quelques temps des risques présentés par la présence de bisphénol A (BPA) dans les biberons en plastique polycarbonaté. Ce matin, sur Europe 1, Roselyne Bachelot, notre ministre de la santé, a déclaré que les études scientifiques menées par l’Afssa (l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments) « montrent qu'il n'y a pas de risque, et donc pas de raison de prononcer des mesures d'interdiction" contre cette substance.

Ce n’est pas ce que pense le Réseau Environnement Santé (RES) qui a demandé aujourd’hui même une révision des normes officielles sur le bisphénol A. Le réseau a notamment lancé un appel aux collectivités locales, les appelant à suivre l’exemple de la mairie de Paris et à ne plus acheter de biberons contenant du bisphénol A. Selon le réseau, l’Afssa n’a pas suivi les règles de bonnes pratiques en matière d’évaluation des risques en définissant une dose journalière admissible (DJA) de 50 µg/kg/j alors que plusieurs études montrent des effets chez l’animal à des doses d’exposition inférieures.

Le bisphénol A est accusé, entre autres, d’être un perturbateur endocrinien et d’avoir des effets sur le comportement. Je vous rappelle qu’il est présent dans la plupart des biberons classiques mais aussi dans les boîtes de conserve et les cannettes. Le 7 mai prochain, le RES doit être reçu par les responsables de l’Afssa. Un conseil, n'attendez pas si loin : si ce n’est déjà fait, changez vos biberons !

Pour vous prémunir contre le BPA, vous pouvez lire le guide conso du RES.
Si vous souhaitez signer la pétition contre le bisphénol A dans les plastiques alimentaires, cliquez simplement ici.
Si vous souhaitez lire la lettre qu’André Cicollela, le porte-parole du RES, a envoyé à la directrice de l’Afssa, cliquez .