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Trois de mes cinq bides : cake au maïs, terrine marrons-chocolat et galette à la farine de lentilles

Dans un monde idéal, comme j’expérimente pas mal en cuisine, j’aurais au moins un nouveau plat ou dessert à vous présenter tous les 4-5 jours. Dans la réalité, c’est tout autre. Il y a des jours, et parfois des semaines, et même des mois, où les bides culinaires s’enchaînent et où l’on finit par douter de ses choix culinaires, si ce n’est de soi… Le mois qui vient de s’écouler a été marqué par quelques bons bides et je me demande encore comment Antoine n’est pas plus sur la réserve quand je lui sers un nouveau plat, lui qui dit gentiment en passant à table « Ça va être bon, maman. » et a souvent été déçu une fois servi ce mois-ci. Objectifs de février : réfléchir à mes choix avant d’expérimenter et retrouver le plaisir avec des recettes éprouvées.  Voici mes cinq bides de janvier :

1 - Ça commencé au début du mois par l’expérimentation d’une première recette du livre fraîchement reçu « C’est pas de la tarte » de Fannie Denault. Je vous parlais de ce livre avec excitation fin décembre et je n’ai donc pas voulu attendre longtemps avant de faire un test. J’ai donc préparé la "banana-tarte soyeuse au crumble de cacahuètes" début janvier. J’ai effectué une modification en remplaçant les cacahuètes par des noisettes, que ce soit pour la purée ou les fruit complets. Sinon, j’ai suivi la recette à la lettre.

Cette tarte a pour principe d’avoir un fond mœlleux et un dessus croquant, dû au crumble. Le fond et la garniture se sont avérés être tous deux plus mous que mœlleux et presque écœurants de fadeur, le sucre étant peu présent. Le crumble était réussi, lui, mais j’y avais ajouté des copeaux de chocolat.

Ce que j’ai appris : une recette d’apparence gourmande peut ne pas l’être si elle est trop peu sucrée (j’essaye de ne pas abuser du sucre mais il y a des limites. Mieux vaut ne pas manger de dessert du tout si on veut à tout prix limiter le sucre). Je dois garder mon esprit critique face à des propositions originales et tentantes et essayer d’imaginer le résultat. Je garde en mémoire le crumble parfaitement croustillant, en revanche.

Cela dit, je retesterai sans trop tarder une autre recette du livre : je ne veux pas rester sur un échec.

2 – Très amatrice de lentilles corail, j’étais curieuse de la recette trouvée dans le dernier « Elle à Table » de galettes à la farine de lentilles (faite à base de lentilles corail, donc). Le mot galette m’évoquait des plaisirs gourmands et je me réjouissais à l’avance de fourrer de fromage ces jolies galettes colorées.

Ce que j’ai appris : je me tiendrai, en ce qui concerne les lentilles, aux dals et aux soupes. Pour une raison que je n’explique pas, transformée en pâte à galette, la lentille corail prend un goût amer vraiment pas terrible. Heureusement que j’avais ma chutney pour faire passer la pilule.

3 –Forte de l’expérience » de mon amie Aurélia, je savais que, pour réaliser la terrine marrons-chocolat de Valérie Cupillard, il ne fallait pas utiliser de la purée de marrons non sucrée seule, ni uniquement de la purée sucrée. J’ai donc fait un mélange des deux et, en effet, ma terrine n’était pas écœurante et plutôt assez sucrée. C’est la texture trop compacte que je déplore.

Ce que j’ai appris : c’est mon 2ème échec avec l’agar-agar (un gélifiant naturel fait à base d’algues, très couru au Japon): est-ce une question de quantité (puisqu’il en faut très peu) ? Je veillerai en tout cas à le peser avec une grande précision la prochaine fois… au lieu de le verser au jugé !  Les grands pâtissiers ne sont-ils pas les rois de la précision ?

4 – Rassurez-vous : je n’ai rien contre Cléa. Au contraire, puisque je la lis quasi-religieusement et vous parle d’elle très régulièrement. Mais ses muffins au chocolat et sésame blond ne m’ont pas bluffée. Je n’ai rien à reprocher à la recette, qui me paraît bien équilibrée, mais le goût des muffins lui-même ne m’a pas été très agréable.

Ce que j’ai appris : je préfère le goût du sésame dans le houmous et réserverai donc mon tahini à cet usage. En revanche, je songe à « recycler » la recette avec de la farine de chataîgnes, de la purée de noisettes et du chocolat, encore plus de chocolat. Ou je reprendrai tout simplement ma propre recette de muffins au chocolat. Ça, je suis sûre que ça aura du succès auprès d’Antoine !…

5 – J’ai découvert il y a quelques temps la farine de gaudes, en farce, dans un chapon bressan. Toujours avide de nouveautés et ayant des souvenirs émus de « corn bread » goûté aux Etats-Unis, j’ai décidé de faire l'achat de ce produit et de l’utiliser dans un cake au maïs.

Ce que j’ai appris : la farine de gaudes a un goût très prononcé, probablement beaucoup plus que la farine de maïs traditionnelle, puisque le maïs y est grillé. Elle ne me semble pas particulièrement recommandée en pâtisserie. Je cherche encore comment je vais pouvoir passer la fin de mon sachet…

Et vous, quels sont vos bides de janvier ?