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J'aime l'été, sa chaleur et ses légumes. En septembre, j'ai donc essayé de retenir le soleil en consommant les dernières courgettes, les derniers concombres et les dernières tomates. Je n’en avais pas assez profité à mon goût, n’ayant réalisé ni mon tian aux aubergines, ni ma mousse aux poivrons (dont je vous livrerai donc les recettes l’été prochain). Puis est venu le mois d’octobre et j’ai dû me faire à l’idée que si je voulais consommer des légumes de saison, il allait falloir passer à autre chose. La douceur ambiante de certains jours, les couleurs mordorés de la nature et la beauté des légumes d'automne m’ont aidée à passer le cap. Nous voilà donc repartis pour une belle saison de courges et autres cucurbitacées.

Un petit nouveau de la famille a fait son entrée chez moi, assez discrètement mais sûrement. Il s’agit du joliment nommé potimarron, que sa petite taille rend pratique (dans le panier comme dans la cuisine) et sympathique. Si vous lisez Cléa, de Cléa cuisine, vous savez qu’elle en est fan. Elle a même rendu ce légume fruit tendance en publiant un petit livre de recettes sur le sujet cet été. Je l’avais en tête grâce à elle et me suis donc réjouie quand j’en ai vu chez les Escot, producteurs des Monts du Lyonnais présents sur mon marché local.

Si l’on exclut le fait que j’ai failli y laisser mon poignet droit lors de la découpe (que cela ne vous arrête pas pour autant !...), je vais me faire un plaisir d’adopter cette drôle de toupie rouge brique. D’abord parce que cela justifiera l’achat du livre de Cléa et aussi parce que le potimarron  représente une alternative à la courge, tout en étant aussi polyvalent et riche en carotène. Je n’ai pas l’intention d’abandonner ma bonne copine joufflue, généreuse… et aqueuse, qui me permet de réaliser tant de recettes (et notamment un excellent gratin) mais je lui ferai quelques infidélités avec son cousin qui a pour lui une chair farineuse (qui ne rend donc pas d’eau) et un petit goût de châtaigne.

La première recette que j’ai réalisée (avant même d’avoir le livre) est celle du gâteau chocolat-potimarron. Mon amie Aurélia (qui m'a passé la recette) et moi résistons rarement à la tentation de remanier une recette à notre sauce. Ici, pas de farine de quinoa comme chez Cléa (mes essais avec farine ou lait de quinoa ont rarement été concluants) et un peu plus de chocolat. Au final, un petit goût de noisettes en arrière-bouche, une légère impression de pain d'épices et un gâteau fondant, sans jamais être lourd (notez que les matières grasses proviennent seulement de celles contenues dans les œufs et le chocolat). Un succès à renouveler pour se régaler au petit-déjeuner comme au goûter et pour lutter contre l’arrivée du froid. Pour une version sans gluten, adoptez farine de riz et/ou farine de quinoa ou de millet. 

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Potimarrons, courge et coloquintes

Gâteau potimarron-chocolat (adapté du cake fondant de Cléa)

* 8 cl de lait végétal (tout sauf… quinoa ! chez moi)

* 130 g de chocolat (du Nestlé Dessert ici. 100 g seulement chez Cléa)

* 300 g de purée de potimarron

* 1 pincée de sel

* 2 œufs

* 100 g de sucre blond non raffiné

* 100 g de farine (Cléa met 100 g de farine de riz et 50 g de farine de quinoa. J’ai, par erreur, mis moins de farine riz-millet, et j'étais ravie du résultat.)

* 2 c.c. de poudre à lever

1 – Préchauffez le four à 160°C.

2 – Versez le lait dans une casserole et cassez-y le chocolat en morceaux. Faites fondre le mélange sur feu doux.

3 – Mélangez la purée de potimarron avec le sel, les œufs et le sucre.

4 – Incorporez à la préparation le chocolat fondu puis la farine et la poudre à lever.

5 – Versez dans un moule à gâteau ou à cake et cuisez 50 minutes.Ce gâteau se conserve bien plusieurs jours enveloppé dans un linge. 

NB : Pour lire le dossier complet sur le potimarron réalisé par Cléa et apprendre comment le choisir, le conserver, le découper et le cuire, c'est par ici