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Quel que soit le magazine que je lis, féminin ou news mag, je commence toujours pas les pages cuisine ou gastronomie. L’Express Styles, Elle, Le Monde 2, Le Nouvel Obs, Grazia ou Gala, quel que soit le magazine, direction page cuisine, sans détour. L'écologie et la culture se battent en deuxième place mais la politique nationale et internationale, la beauté et la mode passent après... quand elles ne passent pas à l'as. On ne se refait pas... Ce qui m’importe, c’est de découvrir un restaurant, un produit ou une recette, tout pour agrandir ma culture culinaire. Dans cette jungle médiatique, un hebdomadaire a mes préférences pour sa simplicité et son côté pratique et réaliste en cuisine. Il s’agit de Version Femina.

Ce supplément féminin à de nombreux j ournaux régionaux fait la part belle au culinaire. J’aime les marchés du chef Stéphane Reynaud qui, tous les mois, me rappellent quels produits sont de saison et me donnent des idées pour les préparer. Je raffole des brèves santé qui me confortent dans mes habitudes alimentaires ou infirment mes choix. Je dévore les flashs sur un produit, qui me permettent de découvrir ses vertus. Enfin, j’apprécie leurs recettes, simples, sans chichis, rapides à réaliser mais jamais tristes. Dans les nombreuses recettes que j’ai découpées dans Version Femina, une recette publiée récemment a demandé à être rapidement mise à l'essai, celles des mœlleux.

Pas des muffins, pas des biscuits, pas des cupcakes, des mœlleux. A l’heure où l’on ressort les assiettes creuses et les cocottes fumantes, il m’a semblé approprié d’avoir un nouveau petit « munchie » (un truc à grignoter) pour accompagner les soupes. La petite taille de ces mœlleux les rendra aussi attrayants pour l'apéro, à côté de bâtonnets de légumes. Des mœlleux tomate-mozzarellaprésentés dans l’article du magazine, je n’ai gardé que la recette de base. Mon propre essai de mœlleux mozzarella-miel-romarin n’ayant pas été à la hauteur de mes attentes, j’en ai conclu qu’il était primordial d’utiliser un ingrédient plus fort (a priori, un fromage) qui parfume la pâte et lui donne du caractère. J’ai donc développé une version toute aussi agréable et mœlleuse mais plus pêchue - et allégée en matières grasses - avec ces mœlleux roquefort-poire. Ce choix de fromage et de fruit est relativement arbitraire (mise à part l’association des deux) et je referai volontiers la recette avec un vieux chèvre et des olives noires, par exemple. Il est temps de dégainer vos fromages de prédilection et de les  associer à fruits, fruits secs, noix ou herbes.

Petits mœlleux roquefort-poire

 Pour une quinzaine de pièces

 * 110 g de farine complète

* ¼ de sachet de levure

* 2 œufs

* 25 ml d’huile d’olive

* 50 ml de lait (végétal pour moi)

* 100 g de roquefort

* sel et poivre du moulin

* quelques morceaux de poire coupés en dés

 1 – Préchauffez le four à 210°C.

2 – Mélangez (au robot si vous le souhaitez) la farine, la levure, les œufs, l’huile et le lait. Salez légèrement (compte tenu de la quantité de fromage) et poivrez.

3 – Ajoutez le roquefort écrasé à la fourchette et les dés de poire et mélangez le tout (ne mixez pas !).

4 – Remplissez des petits moules en silicone avec la pâte et enfournez pour 10 minutes environ. Servez chaud, tiède ou froid.

NB : Cette recette peut se doubler (3 œufs devraient alors suffire) si vous souhaitez congeler la moitié de la pâte.

Et vous, vous les découpez dans quels magazines, vos recettes ?