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Pas grand chose à vous mettre sous la dent niveau recettes en ce début d’année sur Bulle & Blog, à part celle-là (mais elle avait été testée pendant les fêtes). Au moins, le mois de janvier n’a-t-il pas été marqué par une série de bides, comme l’an dernier. Non, ce début d’année, j’ai multiplié les soupes - faciles, rapides, saines - la dernière en date alliant courge, patate douce et bouillon de poule,  et détrônant la potimarron-châtaignes-lait de coco d’Aurélia.

L’an dernier, à même époque, je vous proposais un velouté d’endives aux noix et roquefortL’hiver dernier, je me lançais également un challenge qui consistait à intégrer les légumes racines dans ma cuisine. J’avais d’abord cuisiné le panais (en purée, avec des marrons) puis les topinambours (en gratin avec des patates) et enfin les patates douces, un en flan peu apprécié…. J’ai le plaisir de constater que j’ai fait du chemin en un an puisque tous ces légumes racines sont entrés pour de bon dans ma maison et font partie de notre alimentation, si ce n’est quotidienne, du moins régulière.  

La patate douced’abord : pas très écolo (du fait de son bilan carbone), c’est pourtant une bonne copine diététique, bien plus que la pomme de terre. En effet, deux fois moins chargée en sucre que la patate classique, elle a un index glycémique moyen, ce qui en fait une alliée des diabétiques. Sans parler du fait que c’est une bombe en antioxydants.  Quand je ne l’incorpore pas aux soupes (voir plus haut), je transforme donc cette belle à chair orange en terrineMalgré sa valeur nutritionnelle, je n’en abuse pourtant pas, afin de ne jamais m’écœurer de son goût doux mais particulier. 

Mon deuxième tubercule chouchou de la saison, c’est le topinambour. Qui eut crû il y an que ce légume tortueux et si peu glamour s’installe chez moi à demeure ? Il y a plusieurs raisons à cela : en premier lieu, je le trouve au marché en bas de chez moi, cultivé par un producteur local - sympa, qui plus est - et ça, pour moi, ça n’a pas de prix. Deuxio, cette boule informe et grisâtre se conserve longtemps dans le frigo (2 semaines max quand même !) et ne craint donc pas d’être un peu oubliée (parce que ça ne vous arrive pas à vous de laisser des légumes traîner au frigo, peut-être ?!.....). Tertio, malgré les apparences, le topinambour est BON, avec son léger goût d’artichaut. Marié à la patate, comme dans le gratin de l’an dernier ou ce récent parmentier de canardil permet d’alléger un plat et de lui donner un goût plus raffiné.

Enfin, le panais a également élu domicile à la maison, depuis qu’il a fait une apparition remarquée sous forme de fritesSi je ne continue pas à  le jeter directement dans la soupe, à qui il apporte une petite note sucrée, j’essayerai de le mélanger à du chocolat pour créer un nouveau – et énième… - fondant (comme celui-ci, réalisé par Charlotte, de Mes photos ont du goût). J’espère être plus convaincue par ce fondant au panais que par le fondant végétalien de Fémininbio (proposée par Sweet Faery), testé il y a quelques jours et au goût trop marqué par la banane (utilisée à la place des œufs ) pour moi.

Mon hiver a donc été enrichi, diversifié et égayé par ces trois légumes-racines, qu’est venu accompagné le potimarron, ami des soupes et gratins, qui a lui-même talonné de près la courgeLes grand perdants de cet hiver sont le navet et le céleri-rave, que je ne suis pas arrivée  à apprécier dans les quelques recettes que j’ai pu essayer (je n’aime le navet qu’en couscous et le céleri-rave… que quand une amie évoque avec nostalgie la recette de sa grand-mère). Il reste cependant 2 mois d’hiver et je ne désespère pas de trouver une recette qui m’aide à apprivoiser les rondeurs de ces messieurs. 2 mois pendant lesquels j’aimerais aussi tester les rutabagas et/ou les crosnes. Après, je serai fin prête pour les légumes de printemps...

What else chez Bulle & Blog ? Du sucré, évidemment, pour se réveiller en douceur, de la nuit ou de la sieste (oui, l'hiver, j'hiberne !). Pour me remettre du fondant végétalien (voir ci-dessus), je suis retournée vers mes recettes valeurs sûres, en mélangeant deux recettes de gâteaux à thé/goûter, à défaut d’arriver à choisir entre celle-ci et celle-làUn résultat orange-bananes-chocolat très agréable à déguster avec mon Roïbos aux agrumes habituel. J’ai aussi revisité le carrot cake de Cléa, recette légère (sans matières grasses) et légumière. Chez nous, ça a donné dattes-courge-chocolat (oui, encore ces pépites qui s’immiscent partout !). Anti-culpabilité… et délicieux avec un thé !

Il me reste à tester les rugelach que Sophie (de Et Toi, Tu Manges Quoi ?) a nommés ses « gâteaux de l’après »Ces petits croissants au nom yiddish, souvent fourrés de fruits secs, font partie de la cuisine juive traditionnelle. J’en achetais rue des Rosiers, à Paris, quand j’étais étudiante. Cela fait donc plus de 15 ans que je n’en ai pas mangé… Pour un plaisir plus valentinesque et/ou anti-déprime, avec chocolat noir, amandes et gingembre confit, tentez les bouchées croustillantes que Clotilde (de Chocolate and Zucchini) a proposé à Etsy.

Enfin, en de ce début d’année, j’ai enfin fabriqué ma poudre à lever maison, en suivant la recette fournie  (mais avec des interrogations quant à l’amidon de maïs. J'aurai l'occasion de vous en reparler...). J’ai aussi reçu du levain en provenance de chez Flo Makanai. Attention, en 2011, boulange, me voilà !

Et vous, quelles recettes ont eu vos faveurs en ce début d’année ?

NB : Plus que quelques jours pour découvrir l’expo «Art pour tous - Promenade graphique au cœur des transports britanniques (1913-1970)" au Musée de l’imprimerie, à Lyon. 85 affiches réalisées entre 1908 et 1960 par les plus grands graphistes de l'époque afin de décorer bus, métro et gares britanniques y sont présentées en exclusivité, prêtées par le Yale Center for British ArtJ’espère bien pouvoir y aller mercredi, après un déjeuner 

Si vous êtes sur Paris, ne ratez pas l’expo qui s’ouvre mardi (jusqu'au 15 mai) , «L’orient des femmes vu par Christian Lacroix»au musée du quai Branly.  Après m’être délectée avec son expo « Histoires de modes »au musée des Arts décoratifs en 2008, j’ai hâte de retrouver la patte Lacroix dans la présentation de ces 150 costumes et parures traditionnels du Proche-Orient.