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« Ristorante Due, Maurizio, bôn-jourrr ». Le ton est donné dès la réservation faite par téléphone ! Le chef Maurizio Bullano, de retour à Lyon depuis l’an dernier, a changé de pénates (bye bye le 6ème et le SASS !) mais pas de mère-patrie : italien il est, italienne est sa cuisine. Une cuisine qu’il partage dorénavant avec son fils Nicolas (d’où le nom du restaurant), qui suit les traces de son père. 

On se lèche les babines à la lecture de l'ardoise : tout fait envie ! On a connu Maurizio lors de son heure de gloire dans son restaurant éponyme du  quartier Saint-Just, à Lyon 5ème, et on espère retrouver sa cuisine tout en fraîcheur, inspirée de sa maman. Aidés dans notre choix par le sémillant Arnaud, on peut se détendre sur la terrasse et profiter des derniers rayons de soleil de l’été. Close de murs, c’est une oasis de calme à deux pas de la très embouteillée rue Marietton, dans le quartier de Vaise. Une des façades a été végétalisée, les tables sont égayées par des petits pots d’herbes aromatiques et des verres de couleur et un vieux platane prête son ombre aux convives. La salle, plutôt grande elle aussi, fait moins envie, repeinte dans un gris tristounet et décorée de nappes à carreaux noir et blanc.

Montage entrées Due by Maurizio

Mais la farandole d’entrées arrive déjà (15 euros chacune) : entre les beignets de fleurs de courgette, qu’on trouve rarement à la carte et dont la saison s’achève, la stracciatella di burrata, inconnue de moi jusqu’alors, et les calamars frits, nous n’avons pas choisi… et nous avons bien fait ! Les beignets sont croustillants à souhait, de belle taille, servis avec une délicate sauce tomate. Le fritto de calamars, un classique de Maurizio, est aux petits oignons également, de petits grains de polenta lui prêtant un léger croquant. La stracciatella di burrata, servie sur du pain grillé, oscille entre le beurre en copeaux et la chantilly. Ce sont en fait des fils de mozzarella mélangés à de la crème. Seule la salade d’endives qui l’accompagne dénote : on aurait aimé une salade avec plus de caractère pour rehausser la fraîcheur de cette Rolls de la mozzarella.

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Rassasiée par ces entrées généreuses, je n’ai fait que goûter l’oreille d’éléphant (25 euros) de mon convive. Si cette escalope de veau panée a un prix élevé (25€), sa taille gigantesque, la qualité de sa réalisation (coupe fine, panure légère) et son accompagnement (des pâtes au gorgonzola) le justifient. Quelle déception en revanche d’avoir gardé de la place pour le dessert ! Le dessert du jour, un fraisier, était sans intérêt et la panna cotta, tant par sa texture que par sa présentation, m’a laissée froide. Due sans dolce, dommage…

Et vous, où allez-vous déjeuner italien à Lyon et ailleurs ? 

NB : Lisez aussi mon billet sur le très bon restaurant Tartufo à Lyon 2ème. 

Due

8 rue Jouffroy d’Abbans

69009 Lyon (Vaise)

04 72 38 26 43

Métro Valmy

Formule à 18 euros le midi (entrée + plat + dessert)

Ouvert du lundi au vendredi midi et soir, et le week-end sur réservation pour les groupes